Au micro de Sud Radio, Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, a répondu aux questions de Benjamin Glaise sur Sud Radio.
Piratage : "Cela affaiblit nos clubs et nos capacités économiques à soutenir le sport français"
Benjamin Glaise — Parlons de cette proposition de loi importante que vient d’adopter le Parlement, un texte qui vise à améliorer la gouvernance du sport professionnel. L’idée était notamment d’apporter une réponse aux dérives que l’on a constatées dans le football français, plus spécialement au sein de la Ligue de football professionnel. Concrètement, pour bien comprendre, est-ce que cette réforme entraîne de facto la disparition de la LFP ?
Marina Ferrari — Vous vous concentrez sur le football, mais elle ne concerne pas que le football. Cela concerne tout le sport professionnel en France, ce qui est important puisqu’on est aujourd’hui à un moment charnière du sport professionnel. D’abord, dans le texte, il y a des dispositions très importantes concernant la lutte contre le piratage. Vous savez qu’aujourd’hui, c’est un fléau tant pour la culture que pour le sport, puisqu’il y a l’utilisation de plateformes, les IPTV, mais aussi les plateformes accessibles par les réseaux sociaux, qui permettent d’aller voir des matchs de manière gratuite. Ce sont donc des droits médias qui sont perdus pour l’économie du football. Cela affaiblit nos clubs et nos capacités économiques à soutenir le football français ou le sport français en général.
Comment, d’ailleurs, puisque vous parlez du piratage, sanctionne-t-on les usagers directement, ou pas, à travers ce texte ?
Marina Ferrari — En fait, ce texte dispose de plusieurs mesures qui sont très intéressantes pour revaloriser ces droits médias. D’abord, ce que l’on va permettre dans ce texte, c’est d’avoir la possibilité, en direct, de couper l’accès au visionnage des matchs. Et cela, c’est très important parce que, jusqu’à l’adoption de ce texte, il fallait saisir la justice. En général, il y avait deux jours de délai de réponse. Donc, autant vous dire que le match était terminé. On pouvait ainsi regarder facilement son match de manière frauduleuse. Là, dès que l’on aura identifié les adresses IP, on pourra couper en direct. C’est une espèce d’autorisation permanente de couper, comme cela a été fait en Italie, où cela fonctionne très bien. Il était temps que la France se mette aussi à ce standard pour nous permettre de mieux lutter.
Deuxièmement, on va pouvoir commercialiser les droits médias en un seul lot. C’est extrêmement important puisque, aujourd’hui, vous le savez, pour voir un championnat, malheureusement, un amoureux du football, par exemple, va devoir souscrire plusieurs abonnements. C’est aussi ce qui pousse parfois, du fait de la contrainte économique, à recourir à une IPTV pour pouvoir voir tous les matchs. En donnant la possibilité de commercialiser les droits médias en un seul lot, cela va permettre de n’avoir qu’un seul abonnement. Bien évidemment, c’est le prix du marché qui va s’exercer derrière et nous aurons forcément une baisse. C’est très attendu, je pense, par tous les amoureux du football, notamment. Ils pourront ainsi voir les matchs avec plus de confort et surtout avec moins de contraintes.
Pour bien comprendre, sur les IPTV, qu’est-ce que vous allez faire concrètement pour lutter contre cela ?
Marina Ferrari — Concrètement, il y a bien sûr dans le texte des mesures qui vont renforcer les sanctions contre ceux qui regardent de manière frauduleuse, et notamment contre ceux qui diffusent ces matchs. Là, les sanctions seront renforcées puisque, maintenant, on est en capacité de les identifier. Vous le savez, on a des algorithmes qui tournent. La Ligue, aujourd’hui, a notamment des algorithmes qui tournent et qui permettent d’identifier ces adresses. On pourra donc couper et sanctionner.
Avenir de la LFP : "Non, la FFF ne prend pas le pouvoir"
Benjamin Glaise — Revenons sur cette question de la LFP, la Ligue de football professionnel. Effectivement, cela touche tous les sports, mais la LFP est particulièrement concernée. On a beaucoup parlé des dérives. La LFP va-t-elle disparaître ou pas la saison prochaine ?
Un autre volet important de ce texte, c’est la possibilité de transformer la Ligue professionnelle en société commerciale, à l’instar de ce qui se fait, par exemple, en Grande-Bretagne, puisque c’est le modèle britannique. Ce texte était attendu. Pourquoi ? Parce qu’il va permettre d’associer la Fédération et les clubs, c’est-à-dire la Ligue, à la gouvernance du football professionnel. Cette société commerciale aura comme actionnaires la Fédération et les clubs.
La Fédération prend le pouvoir ?
Marina Ferrari - Non, la Fédération ne prend pas le pouvoir, puisqu’il va leur appartenir de créer les statuts de cette société commerciale et donc d’avoir une gouvernance partagée. En tout cas, moi, je vois cela d’un angle très positif, puisque cela va permettre d’associer tout le monde à cette gouvernance et de responsabiliser tous les acteurs.
Vous savez que l’on suit beaucoup le rugby sur Sud Radio. Est-ce que cela peut être le cas du rugby aussi, pour la Ligue de rugby ?
Marina Ferrari — Cela pourrait être le cas un jour du rugby, s’il le décide. C’est une possibilité.
⚽️ Le Parlement adopte la réforme du sport professionnel
— Sud Radio (@SudRadio) July 23, 2026
🗣️ @Marina_Ferrari, ministre des Sports : « Le piratage est un fléau, pour la culture comme pour le sport. Il y a les IPTV comme les plateformes illégales. Cela affaiblit nos clubs. On peut désormais couper l’accès au… pic.twitter.com/4YeZJzqgTk
Si la Fédération le décide ?
Marina Ferrari — Non. Dans le cas du football, le texte le prévoit clairement puisque, aujourd’hui, seule la Ligue est organisée comme cela en France. Vous le savez, pour le rugby, c’est une autre organisation. À l’avenir, d’autres sports professionnels pourraient décider de se structurer comme cela. Ce texte offre cette possibilité. Mais là, on est vraiment sur le cas du football, parce que ce texte vise aussi à permettre aux autres sports professionnels français de mieux se structurer. Je pense notamment au développement de la pratique féminine. C’est un sujet qui est crucial dans le texte. Vous savez qu’aujourd’hui, malheureusement, nous avons des équipes professionnelles féminines qui disparaissent parce qu’elles sont encore trop dépendantes économiquement de la santé du secteur masculin. Je pense à l’équipe de football de Dijon, par exemple, où, parce que l’équipe masculine et la société sportive professionnelle ont de grosses difficultés sur la section masculine, on a coupé la section féminine. C’est quand même dommageable pour le développement du sport professionnel féminin.
Les décrets d’application sont-ils prêts ?
Marina Ferrari — Il y a plusieurs décrets d’application à prendre sur cette loi. Il n’y en a pas qu’un. Ils ne sont donc pas encore prêts. Le ministère travaille déjà dessus puisque la loi, vous l’avez vu, a été adoptée très récemment : lundi à l’Assemblée, mardi au Sénat. J’ai signé la loi hier pour sa promulgation. Ensuite, le président de la République, le Premier ministre et tous les ministres intéressés — parce que je ne suis pas la seule ministre intéressée par cette loi — doivent la signer. Ensuite, elle va être promulguée, puis viendront les décrets d’application. L’idée, c’est d’aller le plus vite possible pour que toutes ces mesures, qui sont très attendues par le secteur, puissent être mises en œuvre rapidement.
Salaire de Zinedine Zidane : "Il n’a pas besoin, aujourd’hui, d’une dérogation"
Benjamin Glaise — Un autre aspect très important de cette loi, c’est le plafonnement des salaires pour les présidents de fédération et leurs salariés. Ils ne pourront pas gagner plus de 450 000 euros par an. Le sélectionneur des Bleus est un salarié de la Fédération. Zinédine Zidane devrait succéder à Didier Deschamps. L’Équipe est d’ailleurs sûre que ce sera pour mardi. Vous avez l’information ?
Marina Ferrari — Ah non, moi, je n’ai pas l’information.
En tout cas, est-ce que vous confirmez que vous accorderez à Zinédine Zidane une dérogation, puisque vous avez la capacité de déplafonner son salaire ?
Marina Ferrari — Je crois qu’il faut décorréler cela de la personne du sélectionneur, quel qu’il soit. Il y a eu un débat très important. Moi, je m’étais positionnée contre cette idée de plafonnement de toutes les rémunérations.
Dans le texte initial, tel qu’il avait été écrit par le sénateur Savin, il y avait un plafond de rémunération pour les présidents de fédération et les secrétaires généraux. Là, on est vraiment en lien direct avec une délégation de service public. Cela permettait de remettre un peu d’éthique, si vous voulez, dans tout cela.
Ensuite, un amendement parlementaire à l’Assemblée nationale a décidé de plafonner toutes les rémunérations des salariés. Moi, j’ai jugé que ce n’était pas du ressort de la loi puisque, vous le savez, les fédérations sont des entités de droit privé et que, pour certaines — c’est notamment le cas de la Fédération française de football —, leurs revenus proviennent essentiellement, pour une grande partie, non pas de subventions publiques, mais de ressources privées : les licences, les droits médias dont on vient de parler et les recettes des grands événements.
Avez-vous déjà accordé une dérogation pour le futur sélectionneur ?
Marina Ferrari — En tout état de cause, la loi n’est pas encore en application aujourd’hui. Il n’a donc pas besoin aujourd’hui d’une dérogation pour le prochain sélectionneur.
Vous semblez sûr de votre coup en disant que ce sera mardi. Moi, je n’ai pas cette information confirmée à ce jour. Dès que la loi sera promulguée, il appartiendra effectivement au ministre des Sports d’accepter le principe d’une dérogation par rapport à ce plafonnement de rémunération. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que, demain, sur un autre poste, parce qu’il n’y a pas que le sélectionneur qui pourrait avoir un salaire supérieur, on interrogera le ministre des Sports sur la fonction. Le rôle du ministre ou de la ministre des Sports sera de regarder ce qui se passe dans l’écosystème, ailleurs dans le monde aussi.
Pour vous, un sélectionneur des Bleus peut donc gagner plus que 450 000 euros ?
Marina Ferrari — On va regarder ce qui se fait ailleurs. Combien est payé le sélectionneur de l’Allemagne ? Combien sont payés les sélectionneurs des autres nations sportives ? L’idée, c’est bien que l’on puisse offrir à nos équipes de France le meilleur.
La Commission d'enquête d'Eric Ciotti "sent un peu le règlement de comptes politique"
En vue des Jeux Olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes : le maire de Nice, Éric Ciotti, demande une commission d’enquête sur l’organisation et le financement de ces Jeux. Il dénonce, je cite, de « graves dysfonctionnements internes » et une « mauvaise gestion ». Qu’est-ce que vous voulez lui dire, lui répondre ce matin sur Sud Radio ?
Marina Ferrari — Écoutez, vous avez suivi comme moi ce qui s’est passé à Nice. Moi, j’ai déploré la position du maire de Nice qui, pendant toute sa campagne, a dit que nous ne ferions pas usage, que nous n’aurions pas la possibilité de faire usage du stade de l’Allianz Riviera pour l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2030.
À partir de là, il lui appartenait de nous proposer des solutions alternatives. Nous avons étudié toutes les solutions alternatives et nous l’avons fait très sérieusement. Il le sait. Nous avons regardé toutes les options et nous les avons chiffrées. Tout ce qu’il nous proposait était de l’ordre de 100 millions d’euros plus cher que la solution initiale.
Bien évidemment, moi, je dois le dire à regret, puisque, pour moi, Nice reste une destination importante en matière de sports de glace en France, comme vous le savez. À regret, nous avons été conduits à déplacer le pôle de glace. Nous avons travaillé en plusieurs temps. D’abord, on a envisagé de déplacer le hockey. Puis, la Fédération internationale de hockey nous a dit : « Si vous déplacez le hockey masculin, déplacez le hockey féminin. » À partir du moment où le gros des sports de glace, en termes de billetterie, était déplacé, en tenant compte aussi du retour d’expérience de Milano Cortina, où les sites sont très éclatés, on nuit un peu à l’expérience des athlètes — c’est ce qui nous a été remonté —, mais cela crée aussi des problèmes de flux et de déplacement des visiteurs et des spectateurs.
Le CIO nous a recommandé de regrouper en un seul endroit les sports de glace. De ce fait, nous avons décidé de nous retourner pour trouver une solution alternative, et la métropole lyonnaise était présente pour nous aider.
⛷️ Jeux olympiques d’hiver 2030 : Éric Ciotti (@eciotti) demande une commission d’enquête sur le financement
— Sud Radio (@SudRadio) July 23, 2026
🗣️ @Marina_Ferrari, ministre des Sports : « C’est de la posture et un règlement de comptes politique. Je n’ai aucun problème à me présenter devant une commission… pic.twitter.com/WK6WEa5LKa
C’est juste de la posture ?
Marina Ferrari — Je pense que c’est de la posture et puis, je le dis, cela sent un peu le règlement de comptes politique. Moi, je n’ai aucun problème aujourd’hui à me présenter devant une commission d’enquête parlementaire pour expliquer ce qui s’est passé et pour montrer aussi que nous faisons les choses de la manière la plus responsable possible.
Marina Ferrari, un mot sur les pierres porte-bonheur que vous avez offertes aux Bleus avant la Coupe du monde. Cela vous fait sourire ? On en a beaucoup parlé, cela a fait réagir. L’équipe de France a atteint les demi-finales. Est-ce que cela a fonctionné ou pas, selon vous ?
Marina Ferrari — Je vais vous dire : assez étonnamment, parce que j’ai eu un geste d’amitié vis-à-vis des Bleus, je leur ai offert un petit porte-bonheur. En plus, c’étaient des étoiles. Tout le monde raconte n’importe quoi sur le sujet : de petites étoiles bleues et blanches, et la troisième, si elle était arrivée, aurait été rouge. Vous voyez bien le symbole. C’était un petit geste d’amitié qui n’avait pas vocation à être dans la presse. Après, il y a de bonnes âmes qui s’en sont saisies pour me faire passer pour une douce dingue. Ce n’est pas grave, c’est comme cela. Moi, je conserve mon amitié et toute mon affection aux joueurs. Ils le savent.
Finalement, elles ont porté chance ou pas, ces étoiles ?
Marina Ferrari — C’est un geste d’amitié. Ce n’est pas au niveau de ce que l’on a aujourd’hui devant nous.
Candidature France-Allemagne pour la Coupe du Monde 2038-2042 : "nous travaillons de plus en plus avec nos partenaires européens"
Kylian Mbappé, Ballon d’or : vous y croyez ? Il a ses chances, selon vous ? Meilleur buteur de la Coupe du monde, meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, meilleur buteur de la Liga, de la Ligue des champions…
Marina Ferrari — Pourquoi pas ? En tout cas, je trouve que ce serait bien pour lui et pour sa carrière parce que, c’est vrai, vous avez rappelé son palmarès. Il s’est parfaitement illustré pendant cette Coupe du monde malgré, je dois le dire, toutes les attaques ignobles dont il a été victime. Je tiens encore aujourd’hui à dénoncer tout ce qui s’est passé parce que cela n’a pas sa place dans le sport. Il n’a pas été le seul, d’ailleurs.
Vous avez vu Lucas Digne sur les réseaux sociaux, avec pas mal de commentaires après la demi-finale perdue face à l’Espagne. Il a été traité de « sale Blanc ». Il avait provoqué un penalty. Cela vous concerne véritablement ?
Marina Ferrari — Oui, cela nous concerne. Cela fait partie de la lutte contre toutes les formes de discrimination et de violence, sur laquelle nous sommes très engagés. Ce n’est acceptable ni dans le sport ni dans la société en général. Nous devons donc lutter absolument contre toutes ces formes de discrimination.
"Kylian Mbappé Ballon d'Or ? Pourquoi pas"
Une candidature de la France et de l’Allemagne, une candidature commune pour la Coupe du monde de 2038 ou de 2042 : vous avez vu cela ? C’est Le Parisien qui l’annonce. Où en est-on ? Est-ce vraiment envisagé ?
Marina Ferrari — Ce n’est pas confirmé à ce stade. Il appartient, vous le savez, aux fédérations de faire les demandes et de se porter candidates.
⚽️ La ministre des Sports favorable à une candidature de la France et de l’Allemagne pour organiser la Coupe du monde 2038 ou 2042
— Sud Radio (@SudRadio) July 23, 2026
🗣️ @Marina_Ferrari : « La FFF ne m’a pas encore consultée sur le sujet. Bien évidemment, nous soutenons tous les grands événements sportifs… pic.twitter.com/qalqZkwDtk
La Fédération vous a forcément consultée à ce sujet ?
Marina Ferrari — Pas encore à ce stade. Mais c’est quelque chose qui était déjà dans l’ambiance depuis un moment. Sachez qu’en tout cas, cela correspond à la politique d’organisation des grands événements sportifs internationaux sur laquelle nous sommes très allants en France. D’ailleurs, nous travaillons de plus en plus aussi avec nos partenaires européens. Je vous rappelle que l’on va avoir une Coupe du monde de handball France-Allemagne également en 2029. Cela fait donc aussi partie de la politique de développement de l’économie du sport que nous portons beaucoup en France.
Vous soutiendrez cette candidature si l’on fait appel à vous ?
Marina Ferrari — Tous les grands événements sportifs internationaux, bien évidemment. Vous allez le voir, d’ailleurs : chaque année, en France, nous allons accueillir un grand événement sportif international. Bien sûr, le point d’orgue, ce sont à nouveau les Jeux olympiques et paralympiques à la maison en 2030. Mais c’est vrai que, depuis 2024, on a acquis une certaine expertise qui nous est enviée dans le monde entier aujourd’hui et que nous exportons également. Nous avons surtout des infrastructures qui nous permettent aujourd’hui d’accueillir ces grands événements.
Vous soutiendrez donc une éventuelle candidature France-Allemagne pour la Coupe du monde ?
Marina Ferrari — De manière générale, tous les grands événements sportifs internationaux qui nous sont proposés.
Christophe Gleizes retenu en Algérie : "Je n’ai pas d’information sur sa libération"
Le journaliste sportif Christophe Gleizes est toujours détenu en Algérie. Il a reçu une deuxième visite consulaire le 7 juillet dernier. Sa libération est-elle proche ?
Marina Ferrari — Je n’ai pas d’information sur sa libération. Ce que je peux vous dire, c’est que le gouvernement français reste très en lien, bien évidemment, avec les autorités algériennes pour favoriser la libération de notre compatriote. Moi, j’ai rencontré à plusieurs reprises la famille de Christophe Gleizes, sa maman notamment, que je salue et que j’embrasse, qui fait preuve de beaucoup de courage et de résilience, et qui accompagne beaucoup Christophe. Nous espérons qu’il sera bientôt de retour parmi nous.
🇷🇺 Les athlètes russes autorisés à participer aux JO 2028 de Los Angeles
— Sud Radio (@SudRadio) July 23, 2026
🗣️ @Marina_Ferrari, ministre des Sports : « Non seulement nous le regrettons, mais nous le dénonçons aussi au niveau européen. Nous sommes opposés au retour des athlètes russes et biélorusses sous leur… pic.twitter.com/ZJrYywTDvW
Un mot sur les athlètes russes qui reviennent pour les Jeux olympiques de Los Angeles. Vous le regrettez ?
Marina Ferrari — Non seulement je le regrette, mais nous le dénonçons au niveau européen, notamment avec le commissaire Micallef, avec lequel je suis très en lien sur le sujet. Nous sommes plusieurs pays européens à nous être exprimés clairement contre le retour. Soyons précis : nous sommes contre le retour sous hymne et bannière des athlètes russes et biélorusses parce que la situation internationale n’a pas changé aujourd’hui et que le conflit entre la Russie et l’Ukraine fait toujours rage.
On sait malheureusement que, dans certains pays, le sport est utilisé comme une arme politique, et c’est le cas dans les deux pays que je viens de citer. C’est pour cela que la participation des athlètes russes et biélorusses ne nous pose pas de problème dès lors qu’elle reste sous bannière neutre. Je crois que c’est le distinguo auquel je tiens beaucoup entre la politique et le sport. C’est pour cela que la décision qui a été prise par le CIO n’est pas si claire que cela puisque, en fait, ils réintroduisent le Comité national olympique russe, mais pas les athlètes sous leur bannière pour le moment. Vous voyez, c’est un peu tangent, mais on voit que c’est une politique des petits pas que je juge néfaste, qui est en train de se mettre en œuvre et sur laquelle nous avons une grande vigilance.
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