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"La motion de censure sert à dire son désaccord sur la forme et sur le fond", pour Boris Vallaud

Par La Rédaction

"Il n'y a pas eu d'obstruction parlementaire", selon Boris Vallaud. Le député PS des Landes et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Boris Vallaud
Boris Vallaud, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 24 novembre, dans “L’invité politique”.

Motion de censure sur le budget, tensions à l'hôpital, avenir de la Nupes, immigration, guerre en Ukraine : Boris Vallaud a répondu aux questions de Patrick Roger.

"Emmanuel Macron fait comme avant"

Après l'utilisation du 49.3 par le gouvernement sur la première partie du projet de loi de finances, deux motions de censure seront débattues à l'Assemblée nationale, lundi 24 octobre. Sauf retournement de situation, aucune chance pour autant qu'elles soient adoptées. Ni le RN, ni les Républicains ne voteront celle de la Nupes, et vice versa. Alors, à quoi servent-elles ? "La motion de censure sert à dire son désaccord sur la forme et sur le fond", explique Boris Vallaud au micro de Patrick Roger.

Le patron des députés socialistes dénonce les méthodes du gouvernement. "Au lendemain des élections législatives qui n'ont pas donné de majorité absolue, Emmanuel Macron disait qu'il faudra 'légiférer et gouverner autrement', il fait pourtant comme avant", regrette l'élu des Landes qui dit s'être "heurté à un mur". Seuls quatre des 26 articles du projet de loi de finances pour 2023 ont été examinés avant de voir le gouvernement passer en force. "Il n'y a pourtant pas eu d'obstruction parlementaire", note Boris Vallaud qui souligne que "Renaissance a déposé infiniment plus d'amendements que le groupe socialiste". "Un certain nombre d'entre eux, de bon sens, ont été adoptés par tous les bancs", précise-t-il, regrettant de "ne pas être allé plus loin dans les débats".

 

"Le gouvernement veut demander aux plus modestes de rembourser le 'quoi qu'il en coûte'"

Même du côté de la France insoumise, le blocage n'était visiblement pas d'actualité. "Ils ont participé aux débats et ont déposé 168 amendements, contre les centaines déposés par la majorité présidentielle", observe le député PS des Landes. Boris Vallaud espère néanmoins un débat dans l'espoir de convaincre. "Dans l'histoire de cette Assemblée, nous avons été capables de grands accords républicains", rappelle-t-il.

Sur le fond, l'élu socialiste dénonce le refus du gouvernement "des efforts de solidarité nationale et de justice fiscale", pointant le refus de la taxation des superdividendes et des superprofits des multinationales. Selon lui, "le gouvernement veut demander aux plus modestes de rembourser le 'quoi qu'il en coûte'", instauré durant la crise du Covid-19. "Si nous faisons payer la facture aux caissières, aux soignants, aux retraités, à travers une réforme des retraites et de l'assurance chômage, ce n'est pas juste", s'insurge Boris Vallaud.

 

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger.

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