La question se pose au lendemain des nombreux débordements autour de la victoire du PSG : comment enrayer de telles scènes dans les rues ? Faut-il mettre en place la reconnaissance faciale ?
Des solutions technologiques "inéluctables"
Au total, on aura recensé plus de 890 interpellations lors de cette soirée de victoire. "Nous avons à faire à une tendance de fond, estime Philippe Cholous, spécialiste en maintien de l’ordre et auteur de “L’Ordre pour la liberté” (éd. Lavauzelle), au micro de Jacques Cardoze sur l'antenne de Sud Radio. Il ne faut pas croire que l’on va résoudre cela avec une solution miracle. C’est un peu comme le problème des hooligans. Ce sont des violences qui se combattent sur la durée. C’est par la judiciarisation que l’on y arrivera."
"Quant aux solutions technologiques, elles sont inéluctables. Elles doivent évidemment être fortement encadrées, car cela pose des problèmes de libertés publiques. La technologie est là, c’est à explorer." Est-ce suffisant pour établir une responsabilité financière et une judiciarisation ? "Je rapproche cela des entreprises : avant les caméras filmaient tout. Maintenant elles ne filment pas mais s’activent quand il y a une situation atypique. Il ne s’agit pas de ficher tout le monde, mais de reconnaître et suivre celui qui commet des exactions."
💻La reconnaissance faciale : une solution aux violences d'après match ?
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Débordements : "Des années pour corriger le tir"
"Évidemment, le danger serait de tomber dans une surveillance permanente à la chinoise, tempère Philippe Cholous, spécialiste en maintien de l’ordre et auteur de “L’Ordre pour la liberté” (éd. Lavauzelle), sur l'antenne de Sud Radio. Rachida Dati voudrait des zones sécurisées. Ce serait un constat d’échec. Pour la finale de la coupe d’Europe, c’était prévisible. Mais on ne peut pas rentrer dans ce type de mesure de façon permanente."
La répression est-elle réellement envisageable ? "Quand j’ai fait mes stages commando en début de carrière militaire, un instructeur m’avait dit : "on ne se souvient jamais que de ce qui fait mal". C’est un peu vrai. Il faut une judiciarisation intelligente, amener des preuves, d’où les solutions technologiques. On a réussi pour le hooliganisme. Pourquoi n’y arriverait-on pas ? On a pris de très mauvaises habitudes, il faudra plusieurs années pour corriger le tir."
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