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Prison : des bombes incapacitantes pour les gardiens ?

Par La Rédaction

Face aux agressions, le recours aux bombes incapacitantes va-t-il calmer la colère des surveillants en prison ?

prison
La prison de Dijon, le 27 novembre 2025. On constate de plus en plus d'agressions des gardiens de prison en France. (ARNAUD FINISTRE - AFP)

Un élève surveillant vient d’être victime d’une agression à la prison de Salon-de-Provence : un détenu lui a porté un coup de lame à la gorge avec un couteau artisanal, a alerté le syndicat FO Justice, dans un communiqué. Les surveillants de prison appellent à se mobiliser.

Prison : des agresseurs pas à leur place

Après une nouvelle agression en prison, le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, va doter les surveillants de bombes incapacitantes. Le recours à de telles bombes va-t-il permettre de calmer la colère des surveillants en prison ? "Ce ne sont pas des mouvements de colère, mais de solidarité qui se déroulent actuellement, explique Jessy Zagari, délégué FO Pénitentiaire en PACA, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Ils ne durent pas toute la journée, mais entraînent un retard de prise de service sans l’ensemble des établissements de France."

"Ces bombes incapacitantes apportent une protection immédiate, pour que le gardien puisse se protéger sans que le détenu puisse être gravement blessé. Cela vise à mettre en sécurité l’établissement et le personnel. Hier, à Salon-de-Provence, le blocage a duré toute la journée. Le détenu qui a agressé, comme celui qui a tenté de tuer un agent à la prison d’Aix-Luynes, souffre de graves troubles psychiatriques. Leur place n’est pas en prison, mais dans des structures adaptées."

Une violence en hausse

Les gardiens de prison demandent en effet le transfert de tels profils hors des prison. "Beaucoup d’agressions sont dues à de tels détenus, souligne Jessy Zagari, délégué FO Pénitentiaire en PACA, sur l'antenne de Sud Radio. Leur place est dans des unités hospitalières aménagées que l’administration pénitentiaire a créé. Il faut les développer, tout simplement."

Estime-t-il, hors de ces cas, que la situation est de plus en plus violente en prison ? "Oui, on constate une progression de la violence, de plus en plus avec des armes blanches contre les agents. Depuis que l’on a doté les agents de gilet pare-lame en 2018, les détenus s’attaquent au cou et au visage. L’arme qui a agressé l’élève surveillant était un couteau de cantine qui avait été aiguisé. En plus des bombes incapacitantes, nous demandons aussi le déploiement des pistolets à impulsion électrique. Cela a été acté par le ministère."

Retrouvez "C''est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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