Stéphanie Bonhomme, la mère d’Elias, poignardé à mort en janvier 2025, partage sa tristesse, face à ce nouveau fiasco judiciaire qu’est l’affaire Lyhanna. On se souvient qu’Elias avait été poignardé à la sortie de son entraînement de football au stade Jules-Noël, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, pour un simple téléphone.
Lyhanna : "La justice française ne protège pas"
Dans les deux cas, on retrouve un dysfonctionnement de la justice, des bévues judiciaires et des multirécidivistes. "La semaine dernière a été une semaine difficile pour notre famille, confie Stéphanie Bonhomme, la mère d’Elias, au micro de Jacques Cardoze, sur l'antenne de Sud Radio. Elle a réveillé une grande détresse face aux dysfonctionnements judiciaires. La famille d’Elias lui transmet toute son affection, sa tendresse, sa consolation."
"Cette semaine renforce notre sentiment de révolte. Le Garde des Sceaux a demandé à ce qu’une enquête administrative soit faite. Mais la question est : que se passe-t-il après ?" Comme pour Elias, la justice n’a pas protégé Lyhanna ? "Évidemment. Dans beaucoup de drames d’enfants, de femmes violées, de féminicides, la justice française ne protège pas."
⚖️Affaire #Lyhanna : la tristesse de la mère d’Elias, poignardé à mort en 2025 face à ce fiasco judiciaire
🗣️"Nous, les proches des victimes, sommes méprisés par cette institution judiciaire."
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Les proches des victimes méprisés
Malgré les constats, il semble que l’histoire se répète à chaque affaire. "En fait, on est révolté, résume Stéphanie Bonhomme, la mère d’Elias, sur l'antenne de Sud Radio. Au début, nous avons essayé de comprendre, de dialoguer, de rencontrer les juges des enfants. En fait, nous les victimes et proches des victimes sommes méprisés par l’institution judiciaire. Une rencontre devait avoir lieu, elle n’y a pas eu lieu. Dans le rapport, on voit que le tribunal des enfants de Paris subit de nouveaux dysfonctionnements."
"Neuf mois après les faits, est-ce que la présidente du tribunal de Paris a été entendue ? Y a-t-il eu une inspection ? Nous ne le savons pas. Il y a un manque de rigueur au niveau des juges, en l’occurrence du siège pour Elias. J’aimerais dire que cette phrase que j’entends depuis quelques jours de « manque de moyens » n’est pas audible. Je suis médecin hospitalier depuis vingt ans, le manque de moyens, je connais. Et pourtant nous soignons. Comme pour les patients, on demande si l’on peut se rencontrer. Nous l’exigeons, notre droit à la parole est légitime. Il faut arrêter d’avoir une corporation qui refuse de rencontrer et d’expliquer. Nous ne demandons pas des sanctions, mais du dialogue."
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