L'association AfVT ne soutient pas la plainte des familles des victimes du Bataclan

L'association des victimes du terrorisme ne soutient pas la plainte déposée par familles de victimes du Bataclan

Guillaume Denoix de Saint Marc, porte-parole de l'Association française des Victimes du Terrorisme (AfVT) était ce vendredi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

On l'a appris ce vendredi, des familles de victimes de l'attaque terroriste du Bataclan - dans laquelle 90 personnes avaient été tuées le 13 novembre 2015 - ont porté plainte contre l'État pour "non-assistance à personne en péril". Ces dernières affirment que si les soldats de l'opération "Sentinelle" avaient pu intervenir, le bilan humain aurait été beaucoup moins lourd. Une initiative que ne soutient pas Guillaume Denoix de Saint Marc, porte-parole de l'AfVT (Association française des Victimes du Terrorisme), lequel s'en explique au micro de Sud Radio.

"C'est dommage de perdre de l'énergie dans quelque chose qui sera une déception"

Invité du Grand Journal de 18h, l'intéressé - qui avait perdu son père lors du tristement célèbre attentat perpétré contre le DC10 d'UTA - assure qu'une telle démarche est inutile. "Je comprends l'émotion, la crainte des victimes et les questions qu'elles se posent, mais on ne soutient pas cette action parce qu'elle ne servira tout simplement à rien", affirme-t-il ainsi. "Il n'y a pas eu de fautes, il y a eu toute une commission d'enquête parlementaire, tout un travail de fait et il y a une responsabilité sans faute de l'État. Donc reconstruire l'histoire à partir de ce qu'il s'est passé, après coup, c'est toujours complexe", ajoute-t-il.

"Ce qu'il faut, c'est garder son énergie pour se battre contre les terroristes, contre tous les extrémistes qui utilisent la violence et en particulier les jihadistes", poursuit-il par ailleurs. "C'est dommage de perdre de l'énergie dans quelque chose qui malheureusement sera une déception pour les familles, même si je comprends leur volonté d'agir et de faire bouger les choses", insiste-t-il encore.

>> Retrouvez l'intégralité du podcast de l'interview :

 

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