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Avec l'affaire Jubillar, "il y a un phénomène d’identification comme avec Dupont de Ligonnès ou le petit Emile"

Par La rédaction

ECLAIRAGE SUD RADIO - Cédric Jubillar collabore enfin avec la justice, six ans après les faits. Mais pourquoi cette affaire passionne-t-elle tant ?

Delphine Jubillar
Rebondissements dans l'affaire Jubillar.

Cédric Jubillar a avoué avoir tué son épouse et a conduit les enquêteurs là où il avait dissimulé le corps fin 2020. Des ossements ont été retrouvés à 10 minutes de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple dans le Tarn. Ces ossements devront maintenant être analysés.

"Une dimension énigmatique"

En première instance, Cédric Jubillar avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Le procès en appel devait se dérouler en septembre prochain. Il sera sans doute reporté. Pourquoi cette affaire est-elle singulière ? "Il y a des affaires qui marquent leur époque alors qu’au départ, elles ne sont pas forcément exceptionnelles", juge Jacques Dallest, magistrat honoraire, consultant judiciaire et auteur de “Sur les chemins du crime” (Éditions Mareuil), au micro de Benjamin Glaise, sur l'antenne de Sud Radio.

"Le crime conjugal nous concerne, cela peut nous toucher"

"On pense à l’affaire Jonathann Daval. Le crime conjugal nous concerne. Cela peut nous toucher, cela se passe dans un village. Dans cette affaire, il y a aussi une dimension énigmatique. Pendant des années, Cédric Jubillar a dit pendant des années être étranger à la disparition de sa femme. Le dernier rebondissement relance le dossier. Il y a un phénomène d’identification, cela tient le public en haleine, comme l’affaire Dupont de Ligonnès ou celle du petit Emile."

"Est-ce dû au besoin de soulager sa conscience ?"

Ce changement de ligne de défense et la découverte du corps peuvent-ils avoir un effet sur le procès en appel ? "C’est une bonne chose pour les proches de Delphine Jubillar d’avoir une réponse après des années. C’est satisfaisant pour la recherche de la vérité. Est-ce dû au besoin de soulager sa conscience ? C’est surtout utilitaire : ses avocats ont dû lui faire comprendre que s’il se présentait en appel avec la même ligne de défense, il risquait d’avoir la même peine."

"Pourquoi a-t-il agi ?"

"S’il arrive en disant que c’est bien lui, qu’il y a eu une altercation, cela le met dans une position plus favorable, estime Jacques Dallest, magistrat honoraire et consultant judiciaire, sur l'antenne de Sud Radio. Savoir de quoi Delphine Jubillar ne sera pas simple. Six ans après, je pense que ce sera difficile. Pourquoi a-t-il agi ? C’est lui qui pourra l’expliquer. C’est assez fréquent que lors d’un procès pour meurtre, la défense demande la requalification en coups mortels. La peine passerait de la perpétuité à vingt ans. Pour lui, il y a un enjeu pénal fort."

Retrouvez "L'invité du jour" chaque jour à 9h05 dans le Grand Matin Sud Radio avec Benjamin Glaise

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