Après avoir enfin avoué être l’auteur du meurtre de sa compagne Delphine, Cédric Jubilar a conduit les enquêteurs vers les restes de son épouse, Delphine. Des ossements ont été déterrés à une dizaine de kilomètres du domicile familial. Comment ces ossements vont-ils être analysés ?
Delphine Jubillar : d'abord comparer l'ADN
"L’identification formelle va se faire via l’ADN vu que l’on a des os séparés, explique le Dr Bernard Marc, médecin légiste, auteur du livre "Médecin légiste, pour les morts et les vivants" (éditions Mareuil), au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. Les enquêteurs ont déjà l’ADN de Delphine Jubillar et vont pouvoir comparer. Il reste dans les os certains éléments qui permettent de faire des tests."
Cette identification prendra-t-elle du temps ? "Cela va permettre une identification très rapide, en quelques jours. Évidemment, ils vont être sur le haut de la pile." C’est à Pontoise, au sein de l’IRCG, Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie, que les légistes vont procéder à ces analyses. Que peuvent encore révéler ces ossements sur les causes de la mort ? "Tout va dépendre de ce qui a été récupéré et peut être exploité. Des os sont extrêmement parlants dans ce type de décès. La boîte crânienne en cas de traumatisme important, les côtes qui peuvent être brisées, et puis le larynx, cet os qui est abîmé en cas de strangulation."
🔍 Delphine Jubillar : que peuvent encore révéler les ossements ? #GrandMatin
🗣️ Docteur Bernard Marc, médecin légiste : "La boîte crânienne ou des côtes peuvent révéler des informations extrêmement importantes sur les conditions du meurtre"
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📻… pic.twitter.com/15gqQmheT3— Sud Radio (@SudRadio) July 17, 2026
Difficile de savoir la vérité
"C’est tout petit, c’est très fragile, nous sommes cinq ans plus tard. Cela a-t-il été récupéré, là est le problème, résume le Dr Bernard Marc, médecin légiste, auteur du livre "Médecin légiste, pour les morts et les vivants" (éditions Mareuil), sur l’antenne de Sud Radio. Pour l’instant, seuls des fémurs auraient été récupérés. "Là, ils vont déjà permettre une identification formelle. Ils vont donner une idée de combien de temps ce corps a été à cet endroit. Et s’il a toujours été à cet endroit. Il s’est passé bien des choses, beaucoup de fragmentations ont pu avoir lieu. Les phénomènes naturels, la pluie, les saisons, les cultures sont passées. Les fragments de ce corps ont pu se disperser et compliquer la quête de la vérité."
Risque-t-on de ne jamais savoir la vérité, justement, sur les causes de la mort de Delphine Jubillar ? "Si l’on en reste à la découverte de deux fémurs, la réponse est oui. Il n’y aura jamais de possibilité de savoir de quoi est décédée la personne. C’est un travail difficile, et il faut des lésions mortelles qui aient touché l’os. Si l’on est sur des découvertes uniquement parcellaires, ce sera extrêmement difficile."
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