Yves Lefebvre : "Le professionnalisme de chacun a permis d'éviter un carnage"

Des forces de sécurité et de secours devant l'aéroport d'Orly, le 18 mars 2017 ©CHRISTOPHE SIMON / AFP
Des forces de sécurité et de secours devant l'aéroport d'Orly, le 18 mars 2017 ©CHRISTOPHE SIMON / AFP

Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat SGP Police, salue le professionnalisme des forces de l'ordre et des militaires, qui a permis "d'éviter un carnage à l'aéroport d'Orly", samedi 18 mars.

"Nos collègues procèdent à un contrôle de routine, sur un véhicule qui attire l’attention, à Stains, juste avant 7h du matin, a expliqué Yves Lefebvre dans l'émission spéciale Sud Radio après la fusillade à Orly, pour raconter le parcours du tireur. Au moment où l’individu semble vouloir sortir des papiers, il brandit une arme et ouvre le feu contre un de nos collègues masculin qui est blessé au visage. Il est à l’heure actuelle en soin. L‘individu prend la fuite à bord d‘une Clio? Dans le Val-de-Marne, il quitte son véhicule et dérobe un véhicule Citroën, à priori Picasso, retrouvé dans un parking de l’aéroport d’Orly. On est sur un cheminement qui aurait pu être très sanglant. Nos collègues, comme les militaires, l’ont échappé belle, mais le professionnalisme des uns et des autres a permis d’éviter un carnage à Orly ce matin.

Le président de la République a tranché sur l'état d'urgence, qui plus est après la lettre piégée au FMI et ce qui s’est passé à Grasse jeudi puis aujourd’hui à Orly. On est sur un périple qu’on aurait pu qualifier de meurtrier, heureusement, le sang-froid et le professionnalisme des militaires a permis d’éviter le pire. La police n’est pas en mesure de pallier au remplacement des plusieurs milliers de militaires engagés sur Sentinelle. On a un manque d’effectif, on est à flux tendu. Il est hors de question pour moi de cautionner une sortie de l’état d’urgence avec la menace terroriste d’autant plus patente aujourd’hui.

Il est avéré que l’individu est connu des services de justice et de police pour des faits de droit commun. Dire qu’il avait une fiche S, c’est aller un peu vite, attendons l’enquête."

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