Document Sud Radio. Alors que s’est ouvert ce lundi le procès d’Abdelkader Merah à la cour d’assises spéciale de Paris pour "complicité d’assassinats", Samuel Sandler, père du professeur de l’école juive tué avec ses deux enfants par Mohammed Merah le 19 mars 2012.

Plus de cinq ans après les faits, Abdelkader Merah est aujourd’hui jugé par la cour d’assises spéciale de Paris pour "complicité d’assassinats" suite à la série de meurtres à caractère terroriste commise par son petit frère Mohamed au printemps 2012 dans la région de Toulouse. Parmi les proches des victimes présents à Paris ce lundi figure notamment Samuel Sandler, père du professeur de l’école juive tué avec ses deux enfants de 3 et 5 ans le 19 mars 2012.

"Ce sont des pourris"

Au micro de Sud Radio, Samuel Sandler a du mal à cacher sa rancœur suite à la tragédie qu’il a subie. "Nous sommes dans un État de droit, il est donc tout à fait normal que la pire des crapules puisse être jugée et défendue. À titre personnel, je n’attends rien. Ce sont des pourris, qu’ils pourrissent dans un trou et qu’on n’en parle plus. Que l’on parle des victimes et non plus des assassins", lance-t-il.

"C’est son maître à penser, son maître à tuer. Heureusement qu’il n’est plus en vie, sans ça il y aurait toujours des bonnes âmes pour trouver des circonstances atténuantes. J’ai le mérite d’être envie par rapport à mon fils et mes deux petit-fils, c’est déjà beaucoup", ajoute-t-il en référence à Mohamed Merah et sa relation avec son grand frère.

Propos recueillis par Christine Bouillot.

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