Une prise d'otage a eu lieu ce vendredi dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, dans l'Aude. Le preneur d'otage, un jeune marocain de 26 ans, avait auparavant tiré sur des CRS, blessant l'un d'entre eux à proximité d'une caserne. Il a finalement été abattu lors de l'assaut des forces de l'ordre. Selon le dernier bilan, 3 personnes sont décédées et 16 autres ont été blessées, dont deux se trouvent dans un état grave. Le groupe État islamique a revendiqué les attaques.

Tout a commencé lorsque des membres d'une compagnie de CRS ont été pris pour cible par un individu armé ce vendredi matin à Trèbes, dans l'Aude. Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que l'un des policier visés a été blessé par balle. "Son pronostic vital n'est pas engagé", a précisé le Premier ministre Édouard Philippe.

Dans le même temps, une prise d'otages a débuté aux alentours de 11h dans un supermarché Super U, situé non loin du lieu de la première attaque. Le parquet a ensuite informé que le preneur d'otages se revendiquait de Daech et qu'il demandait la libération de Salah Abdeslam, le dernier survivant du commando terroriste du 13 novembre 2015. La voiture de cet individu a par la suite été retrouvée sur le parking du supermarché, permettant ainsi de faire un lien entre les deux événements. 

"Le suspect a d'abord volé une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant le conducteur, avant de toucher à l'épaule un CRS à proximité de la caserne située non loin de là. Ensuite, il a tué deux autres personnes au cours de la prise d'otages dans le supermarché de Trèbes", ont déclaré des sources proches de l'enquête à l'AFP.

Après plusieurs heures, lors desquelles un lieutenant-colonel de gendarmerie s'est substitué à un otage avant d'être grièvement blessé, le suspect a finalement été abattu lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre. Ce dernier a depuis été identifié. Il s'agit de Redouane Lakdim et aurait agi "seul", selon Gérard Collomb qui a précisé qu'il était connu des services de police pour des actes de petite délinquance. Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs ajouté que l'assaillant était surveillé mais que les services "pensaient qu'il n'y avait pas de radicalisation".

Le bilan de ces attaques, qui ont depuis été revendiquées par l'État islamique, fait désormais état de 3 morts et 16 blessés, dont 2 dans un état d'urgence absolue. Parmi ces derniers se trouve notamment le gendarme s'étant substitué à l'un des otages.

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