Le nombre de cambriolages est en hausse, notamment en Île-de-France où il a grimpé de 9,2 % ces six derniers mois. Derrière ces délits, de plus en plus de gangs internationaux, alerte Loïc Le Couplier, du syndicat de police Alliance.

En moyenne, il y a un cambriolage toutes les deux minutes en France. Leur nombre a augmenté ces derniers mois, avec une hausse de 9,2 % en Île-de-France, après une "courte accalmie" liée aux attaques terroristes, explique Loïc Le Couplier, responsable du syndicat de police Alliance en Île-de-France, invité de Sud Radio vendredi matin. "Les gangs organisés ont eu un petit temps d’observation, ont vu comment on réagissait, comment ça se passait et on repris leur activité", dit-il. 

Des gangs européens

Pour le policier, si "le cambrioleur individuel existe toujours", derrière les cambriolages se cachent de plus en plus "des gangs organisés à l’échelle européenne, voire mondiale". Récemment, en Vendée, un gang originaire de Roumanie, soupçonné d’être à l’origine de 240 cambriolages, a été démantelé. "Ils se déplacent beaucoup. On peut avoir des périodes d’accalmie, mais nous nous apercevons que chez nos voisins européens les mêmes équipes sont à l’œuvre", détaille Loïc Le Couplier. D’ailleurs, parmi les territoires les plus touchés par ce phénomène se trouvent les régions transfrontalières, comme l’Occitanie ou la région PACA. 

Le plus souvent, les cambriolages ont lieu en plein jour, l’après-midi, entre 14h et 16h, quand les habitants sont au travail ou en vacances, en cette période de l’année.  "Vous avez des quartiers pavillonnaires entiers où il n’y a quasiment personne. Ils [les cambrioleurs] ont le champ libre. S’il n’y a pas de vidéo-surveillance, pas de voisins qui signalent, les forces de l’ordre ne peuvent pas être partout", déplore le représentant du syndicat Alliance. Surtout, ces cambriolages sont très rapides, en moyenne "cinq minutes pour pénétrer" dans un appartement et "vingt minutes à l’intérieur". "Ils s’emparent de biens facilement transportables : bijoux, téléphones portables, liquide. On met dans la poche, on sort ni vu ni  connu et on passe à un autre appartement", raconte Loïc Le Couplier. 

Pour éviter de rentrer chez soi avec une porte fracturée et un appartement retourné, il n’y a malheureusement pas de solution miracle, prévient le policier. S’équiper d’une alarme peut être très dissuasif. Le reste sont des conseils de bons sens : "prévenir ses voisins et les forces de l’ordre via les opérations ‘tranquillité vacances’, bien fermer les volets et les portes, ne pas laisser ses clefs dans la boite aux lettres"

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