Irma : "On avait plusieurs jours pour s'organiser !" dénonce Gilbert Collard

Gilbert Collard, député du Gard
Gilbert Collard, député du Gard

Le député apparenté FN du Gard a dénoncé le manque d'anticipation de l'État dans sa gestion du passage de l'ouragan Irma dans les Antilles.

Invité du Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger, Gilbert Collard, député apparenté FN du Gard, a répété les critiques du Front national à l'égard de la gestion de l'État du passage de l'ouragan Irma dans les Antilles.

C'est un gouvernement qui est incapable de réflexion

"Nous disposions de cinq jours avant l'ouragan pour la prédisposition du matériel et des hommes. Regardez dans la partie hollandaise, il n'y a pas de pillage et la sécurité est assurée. Hier, le gouvernement annonçait que l'on pourra acheminer les secours de première urgence dans la semaine... Dans la semaine ! Pour des premiers secours ! On disposait de plusieurs jours pour s'organiser. On envoie la légion de Guyane, mais que ne l'a-t-on fait avant ? C'est un gouvernement, comme beaucoup d'autres, c'est un peu le mal d'aujourd'hui, qui est incapable de réflexion.", a dénoncé Gilbert Collard.

 

 

Sur Irma, "c'est encore nous qui avons ouvert le feu"

Par ces critiques, le Front national a été accusé de polémiquer sur la misère des personnes touchées par l'ouragan : "C'est de la rhétorique minable. C'est comme si, demain, il y avait un incendie et 50 morts parce que les pompiers ne sont pas arrivés. Si on dénonçait le retard des pompiers et la mauvaise organisation, on ferait de la polémique ? C'est encore nous qui avons ouvert le feu. On a pris la première bordée d'injures, mais maintenant, voilà Éric Ciotti qui le dit et Jean-Luc Mélenchon, l'opposant tardif et poussif, qui le dit aussi."

Le député apparenté FN du Gard a également dénoncé les propos d'Emmanuel Macron qui, depuis Athènes, la semaine dernière, a dénoncé les "fainéants" français qui critiquent son action. "Je m'en fous de ce que dit Macron, mais je déplore qu'il ose critiquer son pays, dont il est quand même le président, de l'étranger, même si cet étranger est le pays fondateur de la démocratie. Ça fait un peu mal parce qu'il y a beaucoup de gens qui se lèvent tôt, qui travaillent."

Je ne vois pas quelle importance pourrait avoir le départ de Florian Philippot

Sur un plan plus politique, interrogé sur la position du Front national par rapport aux autres forces d'opposition, incarnées par Jean-Luc Mélenchon à gauche et peut-être par Laurent Wauquiez à droite s'il remporte la présidence des Républicains, Gilbert Collard y voit un signe que le Front national est "le point de convergence" : "Que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou Laurent Wauquiez, on a l'impression que ce n'est que par rapport à ce que représente le Front national qu'ils existent, par contraste. Jean-Luc Mélenchon, c'est une opposition d'opérette, théâtrale. Comment un commentateur subtil peut-il y voir une opposition ?"

"La dédiabolisation, c'est un piège à cons"

Réagissant aux possibilités d'une scission au sein du parti et à un possible départ de Florian Philippot, Gilbert Collard n'a pas laissé apparaître d'inquiétude : "Marine Le Pen n'a pas de difficulté au Front national. Elle est présidente, le Congrès la reconduira. Je ne vois pas quelle importance pourrait avoir le départ de Florian Philippot, sauf à me faire de la peine. Il partirait avec le travail qu'il a pu faire et les petites querelles qui ont pu s'installer. S'il part, j'aurais des regrets éternels."

 

Interpellé par un auditeur sur les méfaits, selon lui, de la dédiabolisation, Gilbert Collard a abondé dans son sens : "J’ai fait une véritable révolution copernicienne. J’ai toujours été un partisan de la dédiabolisation, eh bien c’est un piège à cons. Ils ne cesseront de nous diaboliser parce qu’ils ont absolument besoin de nous mettre sur le côté pour continuer à combiner entre eux. Ils ont besoin de nous. On est le repoussoir qui leur permet d’aller, les uns et les autres, dans leurs propres bras. La diabolisation, même si on voulait nous canoniser, continuerait à exister, parce que c'est un instrument politique majeur de la domination du pouvoir par le système en place."

Écoutez l'interview de Gilbert Collard, invité politique du Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger

 

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