Maire d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), Hervé Lucbéreilh était l’invité du 18h Sud Radio ce lundi pour revenir sur la blessure de quatre collégiens suite au déclenchement d’un fumigène en pleine classe par un élève.

Si les fumigènes sont monnaie courante dans de nombreux stades de football du monde entier, ils sont bien plus rares dans les… salles de classe. Et pourtant, cette scène a bien eu lieu ce lundi au collège des Cordeliers d’Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques, où une élève a déclenché un fumigène, causant l’hospitalisation de plusieurs de ses camarades. Le maire de la ville Hervé Lucbéreilh était l’invité du 18h Sud Radio ce lundi pour revenir sur les faits et tirer un premier bilan.

"Nous avons été très inquiets au départ car nous n’avions pas toutes les informations. Au stade où nous en sommes, l’ensemble de la classe, qui comprenait 19 personnes y compris le professeur, a été intoxiqué. Sur ces 19 personnes, 14 ont pu rejoindre tranquillement leur maison, 5 autres ont été hospitalisées, 3 vont quitter l’hôpital dans les heures qui viennent, et 2 passeront vraisemblablement la nuit à l’hôpital mais pourront rentrer chez eux dès demain. Aucun cas gravissime n’est déclaré", précise-t-il avant de revenir sur les circonstances de l’accident.

"Ça s’est fait de manière extrêmement discrète"

"Il semblerait que l’élève qui a fabriqué ce fumigène ait appris le faire en regardant YouTube. Le non-contrôle des réseaux sociaux me laisse dubitatif. Elle aurait appris à faire ce fumigène, l’aurait fait en cours de technologie, et heureusement il n’y a pas de conséquences très graves. (…) C’est une adolescente comme d’autres, rien ne pouvait laisser penser qu’elle pouvait agir de cette manière-là. Elle n’est pas venue avec, elle l’a fabriqué en classe. Le professeur n’a rien vu, il avait 19 élèves à surveiller, et visiblement, même les camarades de classe n’ont pas vu qu’il se passait quelque chose. Ça s’est fait de manière extrêmement discrète", souligne-t-il.

Hervé Lucbéreilh assure par ailleurs que l’élève en question semble aujourd’hui dépassée par la portée de son geste. "Elle est entendue ce soir par la brigade de gendarmerie. Ses parents sont totalement atterrés du comportement de leur fille, et celle-ci n’aurait visiblement pas mesuré les conséquences de son action, puisqu’elle aurait semble-t-il totalement paniqué en voyant ses camarades de classe qui tombaient comme des mouches", conclut-il.

Réécoutez en podcast toute l’interview de Hervé Lucbéreilh dans le 18h Sud Radio

 

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