Booba vs Kaaris : retour sur les origines de leur fâcherie

Booba (à gauche) et Kaaris (à droite)
Booba (à gauche) et Kaaris (à droite) Dominique FAGET / AFP

Retour sur la bagarre entre B20 et K2A qui agite la toile depuis deux jours. 

Après des années de piques en chanson et sur les réseaux sociaux, la rencontre entre Booba et Kaaris promettait d’être explosive. Et les deux rappeurs n’ont pas déçu leurs publics quand ils se sont croisés ce mercredi à l’aéroport d’Orly. Coups, chutes, cris… Les vidéos de l’altercation sont rapidement devenues virales sur les réseaux sociaux. Coup de communication ou véritable hasard, pour l’instant nul ne sait si ce n’est les deux protagonistes de ce combat où l’ego était la cause et le trophée.

Pourquoi autant de haine entre ces deux hommes ? Revenons aux origines de cette brouille. Booba aussi surnommé "le duc de Boulogne" invite en 2011 le rappeur Kaaris, alors plutôt inconnu du grand public, à participer à un de ces albums "Autopsie volume 4". En sortira le morceau désormais culte "Kalash" contenant ce célèbre refrain "Moi et mes kheys on part sur la lune, amuse-toi bien en Meurthe-et-Moselle". Un véritable succès qui fera du rappeur de Sevran Kaaris, le protégé de Booba. Seulement, les choses tournent court. À la même époque, le duc de Boulogne est en dents de scie avec deux poids lourds du rap français : Rohff et La Fouine. De ce fait, il demande à son poulain de le joindre dans la bataille pour qu’ensemble ils gagnent la guerre. Mais Kaaris de son vrai nom Okou Armand Gnakouri refuse, ne voyant pas l’intérêt de se joindre à un combat où les ennemis ne sont pas siens. Le roman d’amitié entre les deux hommes s’arrêtera donc là.

Quelques années plus tard, ce 1er août 2018, les montagnes du rap français se sont donc enfin croisées. Leur différend qui a commencé par des montages photos sur Instagram et des piques sur Twitter, finira par une bagarre entre les deux équipes des paroliers dans un hall d’aéroport. Pour l’heure, la garde à vue des deux a été prolongée. Chacun se renvoie la balle en prétextant un guet-apens tendu par l’autre.

Le groupe Aéroports de Paris a de son côté porté plainte pour "trouble à l’ordre public" avec préjudice d’image et financier ainsi que de "mise en danger de la vie d’autrui".

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