"Au vu des menaces, il fallait des effectifs de police supplémentaires le 1er mai"

"Il fallait des effectifs supplémentaires le 1er mai, compte tenu des menaces"

Stanislas Gaudon (Secrétaire national du syndicat Alliance Police) était ce vendredi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

"La fête à Macron", manifestation prévue demain à Paris à l'initiative de l'insoumis François Ruffin, sera encadrée par un important dispositif de sécurité. La préfecture de police de Paris va ainsi déployer 2 000 policiers et gendarmes dans les rues de la capitale, soit 500 de plus que lors du défilé du mardi 1er mai, en marge duquel avaient eu lieu des scènes de violences urbaines ainsi que des affrontements entre militants Black blocs et forces de l'ordre. Une décision approuvée par Stanislas Gaudon (Secrétaire national du syndicat Alliance Police).

"Il n'est pas question que nos collègues mettent en péril leur intégrité physique"

Invité ce vendredi de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h, le fonctionnaire a ainsi salué la décision du préfet, rappelant que les forces de sécurité auraient dû être plus importantes lors de la précédente manifestation de mardi. "Réunir un important dispositif de sécurité avec 500 effectifs supplémentaires sur un parcours de 4 km, c'est quand même un effort conséquent et ça rejoint d'ailleurs ce que nous avions dit lors du 1er mai, à savoir qu'il fallait quand même des effectifs supplémentaires au vu des menaces et des informations qui avaient été relayées", a-t-il d'abord affirmé. "La deuxième disposition importante, c'est qu'il y ait des contrôles qui soient effectués en amont, des contrôles d'identité et de sac à dos pour éviter que des individus s'équipent ou infiltrent la manifestation avec des marteaux ou des engins incendiaires" a-t-il précisé.

"Si certains sont contrôlés avec du matériel qui peut faire office d'arme par destination, ou avec du matériel qui peut être utilisé pour dégrader le mobilier urbain, les policiers pourront bien sûr procéder à leur interpellation", a-t-il par ailleurs indiqué. "Le risque zéro n'existe pas. Ce que l'on demande, c'est qu'un maximum d'informations remontent, notamment à la salle de commandement, et que des ordres extrêmement précis et clairs soient donnés à nos collègues sur place pour qu'ils puissent intervenir dans de bonnes conditions", a-t-il ajouté. "Il n'est pas question que nos collègues mettent en péril leur intégrité physique. Il faut neutraliser ces individus avant qu'ils ne commettent d'autres méfaits, avant qu'ils ne mettent Paris à feu et à sac", a-t-il conclu.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview, disponible en podcast

 

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