Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Michel, vous publiez le 11 juin prochain un ouvrage que vous co-signez avec Laure Caille et Annie Sugier intitulé « Laïcité et droit des femmes, l'autonomie en question ».
- Pourquoi l'autonomie des femmes est-elle aujourd'hui indice social du combat pour la laïcité ? Eh bien, si nous avons initié ce projet, c'est parce que nous assistons à un recul inquiétant.
- L'autonomie des femmes est trop souvent sacrifiée sur l'autel du relativisme culturel et des pressions religieuses.
- La laïcité républicaine n'est pas une simple règle administrative.
- Elle est le bouclier juridique et politique qui garantit que chaque femme dispose des mêmes droits et de la même liberté de choix que les hommes.
- Mais dès que la religion s'immisce dans l'espace, ce sont toujours les filles et les femmes qui en payent le prix fort à travers le contrôle de leur corps, de leur tenue, de leur vie sexuelle ou de leur liberté de mouvement.
- Et cette autonomie, c'est justement le pouvoir de décider par nous-mêmes.
- Et sans un cadre laïc strict, elle s'effondre sous le poids des traditions patriarcales.
- C'est le constat alarmant que nous dressons.
- Mais nous ne sommes pas seuls.
- Pour ce livre, publié chez la Loi, nous avons réuni une quarantaine de contributeurs exceptionnels, philosophes, historiens des religions, juristes, militantes de terrain, françaises et internationales, qui partagent cette même urgence.
- Justement, ce qui frappe en parcourant l'ouvrage, c'est la diversité des signatures.
- On y croise aussi bien Catherine Kitzler que Kamel Daoud que Frédéric Lenoir, ainsi par exemple que le collectif sans voile d'Aubervilliers.
- Vous, quelles sont les dérives que vous vouliez pointer du doigt ? Eh bien, l'intérêt de ce livre manifeste, c'est précisément de croiser les regards pour briser les complaisances.
- Nous analysons comment toutes les religions, à des degrés divers, ont historiquement théorisé la subordination des femmes.
- Mais nous pointons surtout les dérives actuelles, là où l'inclusivité remplace l'universalisme.
- Sous couvert de tolérance, certains courants légitiment des régressions, qui enferment les femmes dans des rôles ou des stéréotypes sexués.
- Alors qu'il s'agisse de l'entrisme-intégrisme à l'école républicaine, du recul de la mixité dans le sport avec l'offensive sur le voile, de la situation internationale de Téhéran à Kaboul, les textes publiés vont décortiquer la fabrique du consentement à l'oppression.
- Et nous portons également, comme vous le savez, un combat juridique crucial, la reconnaissance internationale de l'apartheid sexuel comme coup contre l'humanité.
- Et pour conclure, face à ces constats, ils sont nombreux dans votre livre, et à cette mobilisation collective, quelles sont les pistes concrètes que vous avez pour réaffirmer ce lien vital entre la laïcité et l'émancipation ? Eh bien, nos propositions, et celles de toutes les plumes signataires, reposent sur une conviction claire.
- Nous devons réaffirmer l'universalité des droits humains, qui ne peuvent souffrir aucune exception, culturelle ou religieuse.
- L'autonomie des femmes n'est pas du tout négociable.
- Et pour cela, nous devons soutenir sans faille la liberté de conscience, qui inclut le droit de croire, de ne pas croire, mais aussi le droit de s'affranchir d'un dogme, sans crainte de représailles.
- Et il est indispensable également d'éduquer les jeunes générations à cette égalité réelle, et à la laïcité qui est un espace de liberté commune.
- Et ce livre, c'est une force, un bouclier.
- En réunissant tant de voix fortes, nous voulons redonner de l'énergie à toutes celles et ceux qui refusent de voir les droits des femmes reculer.
- Et je donne rendez-vous aux auditeurs et auditrices le 11 juin pour sa sortie en librairie.
- On a noté le 11 juin pour sa sortie en librairie.
- Merci beaucoup ma chère Michèle d'avoir été avec nous ce matin, présidente de Regards de Femmes.
- Et je le rappelle, faut-il encore le rappeler, membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci Maxime.
- Il est 7h43 et dans un instant sur Sud Radio, on vous explique un immense échec.
- L'institution judiciaire n'a pas su protéger cette petite fille.
- Hier soir, au 20h de TF1, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a présenté ses excuses à la famille de Liana et a promis d'en tirer toutes les conséquences.
- Mais ces conséquences, c'est quoi au juste...
Transcription générée par IA