Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Et bonjour ma chère Michèle.
- Bonjour Maxime.
- Ce matin vous voulez nous parler de télétravail et de sommeil parce que selon les travaux de l'Inserm relayés par Santé Publique France, répondre, je cite, à un dernier mail le soir pourrait en réalité perturber nos nuits et les femmes seraient les premières concernées.
- Oui, en effet, répondre à un dernier mail, ce que nous faisons tous et toutes après 18h peut dérégler nos nuits parce que le travail ne s'arrête pas vraiment pour le cerveau et à 18h, beaucoup de personnes en télétravail rouvrent un message, finissent un document, répondent vite fait à une notification mais cette micro-rallonge maintient le cerveau en état de vigilance et normalement, en fin de journée, le cortisol, l'hormone du stress, baisse pour laisser la place à la mélatonine, l'hormone qui prépare le sommeil.
- Mais quand on reste connecté au travail, le cerveau continue d'anticiper de réfléchir, de rester en alerte et en télétravail, cette frontière entre vie professionnelle et vie privée devient très floue.
- Avant, il y avait un trajet, une coupure, un changement d'espace.
- Aujourd'hui, beaucoup ferment un ordinateur pour le rouvrir 20 minutes plus tard sur la table du salon.
- Mais alors, attendez, je n'ai pas oublié ce que je vous ai dit en introduction.
- Vous nous avez dit que les femmes étaient particulièrement concernées.
- Comment ça se fait ? Eh bien, ça ne va pas vous étonner.
- Chez les femmes, cette hyper-connexion est souvent amplifiée par la double charge mentale.
- Le travail continue.
- Alors que commencent les tâches familiales, les repas, les devoirs des enfants, le résultat, c'est que le cerveau ne décroche jamais complètement.
- Il ne distingue plus clairement le temps de travail du temps de repos.
- Et c'est là que les troubles du sommeil apparaissent, difficultés à s'endormir, réveils nocturnes, sommeil moins profond.
- Alors, on peut dormir parfois autant d'heures, mais beaucoup moins bien.
- Et comment on évite justement ce cercle-là, ce cercle infernal-là que vous dessinez ? Eh bien, les neurologues nous recommandent de recréer une vraie fin de journée.
- Fermer l'ordinateur à heure fixe, couper les notifications professionnelles et s'accorder justement un moment de transition avant la soirée, marcher, lire, écouter de la musique, parce que le cerveau adore les routines et il a besoin d'un signal clair pour comprendre que le travail est terminé et le repos peut enfin commencer.
- Or, avec le télétravail, beaucoup de repères ont sauté, puisque c'est le même endroit qui sert à travailler, à manger, à se détendre et à dormir.
- Et pendant le Covid, tout le monde en avait pris conscience.
- Et donc cette confusion perturbe notre horloge biologique et donc finalement, le vrai danger du télétravail, ce n'est pas seulement de travailler plus, c'est de ne plus savoir quand s'arrêter.
- Alors le soir, peut-être que le meilleur message à envoyer à notre cerveau, c'est simplement des connexions.
- Ça, c'est un beau message.
- Merci beaucoup, ma chère Michèle Vianès, d'avoir été avec nous ce matin en rappelant que vous êtes la présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Il est 7h43 sur Sud Radio et dans un instant, on vous explique le retour enfin d'une relation Algérie-France que certains évoquent ou qualifient de réchauffée.
- Le geste est symbolique, mais il se veut politique.
- Le président de la République, Emmanuel Macron, annonce le retour de l'ambassadeur, de France, en Algérie, plus d'un an après son rappel.
- Et dans le même mouvement, on assiste à une ministre française qui est envoyée à Sétif pour commémorer les tragédies du 8 mai 1945.
- Est-ce qu'il s'agit d'un vrai dégel entre Paris-Alger ou d'un nouveau pari diplomatique dans une relation devenue presque ingérable ? Est-ce que la France doit tout simplement s'excuser définitivement pour espérer avoir une relation « normale » avec ce pays-là ? On en discute dans un instant avec Bekir Belhaddad, qui est la députée de Moselle et accessoirement présidente du groupe d'amitié France-Algérie.
- On sera avec elle dans un instant, enfin président, pardon, président c'est toujours mieux, du groupe d'amitié France-Algérie, pour comprendre ce qui se passe et si on est dans la bonne voie à essayer...
Transcription générée par IA