Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michèle.
- Bonjour Maxime.
- Aujourd'hui vous voulez nous parler d'une étude sur la prise de décision qui aujourd'hui concerne un enfant ou alors la prise de décision concernant le fait de renoncer à un enfant.
- Oui tout à fait, on pourrait croire que tout commence au moment où on arrête la contraception mais il y a une étude qui a été publiée dans The Lancet qui montre que tout se joue bien avant.
- Donc des chercheurs ont interrogé plus de 5000 personnes dans 13 pays et malgré gérer des contextes très différents, un constat s'impose.
- Le facteur numéro un, ce n'est pas du tout la biologie, c'est la santé mentale.
- Le stress, l'anxiété, l'équilibre psychologique arrivent vraiment en tête devant la santé physique, le soutien affectif et même la situation financière.
- Autrement dit, avant de penser à avoir un enfant, beaucoup se demandent est-ce que ma vie est suffisamment...
- stable.
- Et la question intéressante, c'est concrètement quand on parle comme vous à l'instant de stabilité, ça veut dire quoi la stabilité ? Eh bien justement des choses très concrètes. Le logement, l'emploi, l'accès aux soins et c'est très difficile de se projeter avec un enfant, d'avoir un enfant, quand on vit dans la précarité ou dans l'incertitude.
- Et l'étude montre aussi que l'environnement compte, la pollution, les conditions de travail ou encore l'accès à l'éducation, influencent directement les projets parentaux et point important justement, cela concerne autant les hommes que les femmes.
- Donc la santé avant la grossesse devient une responsabilité partagée au niveau du couple, mais aussi de la société.
- Et qu'est-ce que cette étude vous a appris ? Qu'est-ce que cette étude change sur le constat que vous dressez ? Eh bien justement, elle change notre manière de voir la santé. Les chercheurs ont identifié une quarantaine d'indicateurs je ne vais pas vous les citer tous, bien sûr, mais allant des maladies chroniques à la santé mentale et en passant par l'alimentation et la précarité. Et le résultat, c'est que la santé avant grossesse, ça devient un reflet global de toutes les conditions de vie. Et donc l'objectif de ces chercheurs est maintenant de créer un système international pour suivre ces indicateurs et mieux orienter les politiques publiques.
- Parce qu'améliorer cette période, c'est agir en amont.
- Prévoir les risques, améliorer la santé des parents et celle des futurs enfants.
- Et donc en résumé, faire un enfant aujourd'hui, ça ne dépend pas seulement d'un désir, ça dépend aussi des conditions dans lesquelles on vit. Et au fond, derrière les débats sur le fameux réarmement démographique, la vraie question, c'est est-ce que notre société crée des conditions pour donner envie de faire des enfants ? Oui, ça je crois que vous soulevez une question qui va encore faire débat pendant des semaines, des mois, pour ne pas dire des années. Merci beaucoup, ma chère Michèle, d'avoir été avec nous ce matin.
- Merci, Maxime.
- Il est 7h40 et dans un instant, Sud Radio vous explique les canons français. Est-ce que vous voyez ce que c'est ? C'est un banquet, c'est du vin, c'est de la tradition. Et derrière, en tout cas, certains l'estiment apparemment une bataille politique en règle. Qui s'en prend aux canons français ? Et pourquoi la table est-elle devenue un nouveau champ de bataille culturelle ? On vous explique tout dans un instant avec le cofondateur du canon français qui est Géraud Delatour et qui est avec nous en studio. A tout de suite.
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Transcription générée par IA