Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Demain, dimanche 12 avril, il y a une marche qui sera organisée à Paris pour l'abosition du système prostitutionnel, 10 ans après la loi de 2016.
- Est-ce que vous pouvez un peu nous expliquer le sens que vous trouvez à cette mobilisation demain ? Alors c'est d'abord un moment de fierté collective.
- Il y a 10 ans, la France faisait un choix clair, celui de devenir abolitionniste.
- Et avec la loi d'avril 2016, elle reconnaissait que la prostitution n'est pas une activité comme une autre, mais un système de violence.
- Elle affirmait aussi un principe fort, pénaliser l'achat d'actes sexuels et non les personnes prostituées.
- Cette loi, nous l'avons portée.
- Association féministe, organisation de défense des droits humains, partis politiques, syndicats, survivantes, c'est le fruit d'années de lutte.
- Et demain, à 15h, devant le Panthéon, nous serons là pour le rappeler, accompagnés de survivantes et d'associations venues de plusieurs pays.
- Et vous parlez de système prostitutionnel, vous.
- Pourquoi vous employez ce terme qui semble avoir de l'importance à vos yeux ? Bien sûr, parce qu'il ne s'agit pas de situation isolée.
- La prostitution, c'est un système sexiste, raciste et de classe.
- C'est dans un continuum de violences qui cible en priorité les femmes et les filles les plus vulnérables, précaires, migrantes, issues de minorités.
- Et ce que nous affirmons, c'est que ce système repose sur des rapports de domination, patriarcat, racisme, inégalités économiques, et tout cela s'y croise.
- C'est pour cela que nous défendons l'abolition, parce qu'on ne peut pas parler d'égalité entre les femmes et les hommes tant que le corps des femmes peut être acheté.
- Et comme le dit la survivante, la survivante de la prostitution, Amélia Tiganus, l'abolitionnisme, c'est un choix de société, un choix qui place la liberté, l'égalité et la dignité au centre.
- Et dix ans après cette loi de 2016, qu'est-ce qui reste encore à faire aujourd'hui dans la société française ? Eh bien, appliquer pleinement cette loi.
- Cela veut dire accompagner réellement les personnes en situation de prostitution, garantir les parcours de sortie, donner des moyens aux associations qui les accompagnent.
- Mais cela veut dire aussi continuer à responsabiliser les acheteurs et lutter contre toutes les formes de proxénétisme.
- Et au-delà, il y a quand même un enjeu politique et culturel, affirmer que le corps humain n'est pas une marchandise.
- Demain donc, cette marche est à la fois une célébration et un appel, une célébration d'une avancée féministe majeure, et un appel à aller plus loin ensemble, pour construire une société où l'égalité n'est pas qu'un principe abstrait, mais bien une réalité vécue.
- Merci beaucoup, Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci beaucoup, la femme Michèle Vianès, à 7h39, bien entendu.
- On se dirige vers le Sud Radio, on vous explique qu'à Marseille, ce n'est pas seulement un président pour un club de foot qui change, avec l'arrivée de Stéphane Richard, ancien patron d'Orange, c'est l'Olympique de Marseille qui envoie un signal, plus de poids économique, visiblement à l'archeterge, plus de stabilité, plus de structuration aussi.
- Mais une question demeure, est-ce que cela suffit à sauver un football français qui se délite par le haut, dans la plupart des clubs, avec des conditions financières compliquées ? Et pour ce club-là, précisément, un objectif toujours plus ambitieux, celui, à un moment ou à un autre, d'aller chercher un trophée en Ligue des champions.
- On en parle dans un instant, à tout de suite.
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Transcription générée par IA