Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Et bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Aujourd'hui vous voulez nous parler de la loi Yanis.
- Oui, certaines lois portent un numéro, d'autres portent un prénom.
- Et la semaine dernière, l'Assemblée Nationale a adopté en première lecture la loi Yanis.
- Alors derrière ce prénom, comme vous le savez Maxime, il y a un adolescent de 17 ans, victime d'agressions sexuelles par un de ses voisins durant son enfance.
- Et en mars 2025, Yanis apprend au détour d'informations sur les réseaux sociaux que son agresseur a été libéré et qu'il vit à proximité de chez lui.
- Quelques heures plus tard, Yanis se suicide.
- Donc ce drame s'est produit en Haute-Savoie, dans la circonscription de la députée Virginie Duby-Muller qui a porté justement ce texte avec d'autres députés.
- Naïma Moutchou, Caroline Yadant et particulièrement Laure Miller qui s'est occupée des travaux préparatoires.
- Alors, le texte prévoit désormais que les victimes de violences sexuelles soient informées dès la sortie de prison de leur agresseur, au moins un mois à l'avance.
- Et elles pourront aussi transmettre leurs observations à la justice et demander des mesures de protection.
- Ça c'est sûr, mais cette loi, est-ce qu'elle marque un tournant dans la place accordée ? En réalité, cette loi ne surgit pas de nulle part.
- Elle reprend l'une des préconisations formulées en 2013 par la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, qui demandait explicitement de veiller à ce que les victimes soient informées de la libération de l'agresseur.
- Aujourd'hui, ce droit existe déjà, mais pour les victimes de violences conjugales ou intrafamiliales.
- Pour les victimes de violences sexuelles dans l'enfance, le système restait beaucoup plus flou.
- La loi Yanis introduit donc quelque chose de simple, de l'anticipation, de l'information et surtout une forme minimale de sécurité psychologique pour les victimes.
- Et chose assez rare pour le souligner, cette loi a été adoptée et votée à l'unanimité.
- Qu'est-ce que ça révèle, selon vous ? Le texte a été adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale.
- Il doit maintenant poursuivre son parcours parlementaire.
- Mais ce que révèle cette affaire dans notre justice, la peine prononcée contre l'agresseur ne signifie pas forcément la fin de l'angoisse pour la victime.
- Et rarement un consensus parlementaire aura autant raconté un malaise collectif, celui d'une société qui découvre encore, souvent trop tard, que les victimes continuent à vivre avec leur peur après le procès.
- Et donc la loi Yanis pose une question essentielle.
- La justice protège-t-elle seulement la société ou protège-t-elle aussi les victimes dans la durée ? Vous posez comme d'habitude les bonnes questions.
- Merci beaucoup Michèle Yannès, présidente de Regards de Femmes et membre du Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci Maxime.
- Il est 7h43 et dans un instant Sud Radio vous explique Nice évidemment.
- Alors certes la défaite hier en Coupe de France face à Lens.
- Mais il y a aussi un club meurtri, des supporters déçus.
- Après cette altercation avec des ultras qu'on a pu voir à Paris la veille justement de ce match.
- Avec des échanges violents, une horde qui agressait.
- Au final quand même c'est 6 blessés, 65 interpellations.
- Ça c'est les chiffres de la préfecture de police.
- Et on a même découvert des armes blanches, des armes par destination, des cagoules, des gants coqués.
- Bref des ultras.
- Est-ce que la France a un problème avec ces ultras ? Est-ce que le club de Nice a un problème avec ces ultras ? Dans un instant, parole d'un supporter déçu qui aime son club et qui ne supporte plus ce genre de choses.
- C'est ce spectacle-là tout de suite.
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Transcription générée par IA