Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianesse.
- Et bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Vous voulez nous parler ce matin de la condamnation de Tariq Ramadan à 18 ans de prison.
- Oui, d'abord en redonnant je dirais des noms, des visages et des histoires.
- Il y a Christelle, victime en 2009 à Lyon et qui est reconnue comme une personne particulièrement vulnérable.
- Il y a bien sûr Anda Ayari qui a brisé le silence en 2017 en portant plainte pour un viol qui a été commis à Paris en 2012.
- Et il y a une troisième femme, victime en 2016, qui elle aussi a tenu bon.
- Et ces femmes ont affronté non seulement la violence des faits, mais aussi celle des réseaux sociaux, les doutes, les attaques, les campagnes de discrédit.
- Et elles ont tenu.
- Et face à elles, enfin, la justice a reconnu.
- Un même schéma manipulatoire, manipulation donc, brutalité extrême, où l'influence a servi de levier et où les victimes sont devenues des proies.
- Alors bien sûr, la peine est lourde.
- 18 ans de réclusion, une interdiction de prise de parole sur les faits pour l'accusé et un bannissement définitif du territoire français après sa peine.
- Et tout ceci, c'est un signal très fort.
- Mais il faut rappeler que...
- Ce procès s'est déroulé sans lui.
- Est-ce que ça a changé quelque chose ? Ça a changé beaucoup.
- Parce que l'accusé, le fameux prédicateur islamiste, ne s'est jamais présenté invoquant son état de santé malgré des expertises contraires.
- Et ses avocats non plus ne se sont pas présentés.
- Et cette stratégie n'est pas sans conséquences juridiques, puisque en droit français, lorsqu'on est accusé, je dirais en son absence, lorsque le condamné n'est pas là, eh bien, il peut faire opposition au verdict.
- Autrement dit, ce procès pourrait ne pas être le dernier.
- Et ce qui est plus important pour moi, pour les plaignantes, c'est une absence qui pèse lourd, parce qu'attendre des années et ne pas voir l'accusé répondre, eh bien, ça a été vécu comme un affront, comme du mépris.
- Mais c'est aussi un mépris de la justice également, puisque le prédicateur islamiste a refusé de répondre devant...
- ...la prédiction humaine, au nom peut-être d'une autre forme de jugement qui serait extraterrestre.
- Et est-ce que vous avez eu le temps de vous poser la question de ce que cela disait de la justice aujourd'hui ? Alors d'abord qu'elle est lente, qu'elle est même parfois désespérément lente.
- Et certaines victimes ont attendu plus de 15 ans pour voir leur droit reconnu.
- Mais elle dit aussi, et c'est ça qui est extrêmement important, que la parole peut tenir, même sous pression, ...que malgré les attaques...
- ...que malgré les attaques...
- ...que malgré les attaques, malgré les doutes, malgré le temps, elle peut être entendue.
- Et lorsque plusieurs décisions de justice en France, comme en Suisse, il ne faut pas l'oublier, convergent, ...elles finissent par dessiner une vérité qui est difficile à ignorer.
- Et au fond, cette affaire rappelle une chose essentielle.
- Derrière les dossiers judiciaires, il y a des femmes qui ont résisté.
- Et à la fin, leur parole a bien compté.
- Merci beaucoup, Michèle Vianès, pour ce rappel.
- ...
- Merci, Maxime.
- Il est 7h40 sur Sud Radio. Dans un instant, on vous explique.
- Et oui, on les brûle, on les scie, on les bâche, on les tag et on les traîne parfois par terre.
- 20 ans après leur arrivée sur nos routes, les radars continuent de cristalliser une haine toujours intacte.
- Alors, qu'est-ce que ça dit de notre rapport à la sécurité et à la politique du tout répressif sur les routes ? On en parle dans un instant avec Pierre Chasserelle, délégué général de 40 millions d'automobilistes.
- Simplement pour vous donner une petite idée, globalement, les services concernés nous expliquent que chaque année, il y a entre 10 et 35 millions par an de réparations de radars.
- Rien que ça. Ce sera le Sud Radio qui vous explique dans une poignée de secondes. A tout de suite.
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Transcription générée par IA