Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Évidemment, vous voulez nous parler ce matin de la Journée Internationale des Droits des Femmes.
- Bien sûr. Le 8 mars, justement, ce n'est pas une simple parenthèse.
- Ce n'est pas une date symbolique que l'on referme le lendemain.
- C'est un point d'appui dans un combat qui dure toute l'année.
- Et parce que les droits des femmes, d'une part, ne reculent pas un seul jour par an, mais ils ne progressent pas non plus un seul jour par an.
- Donc le 8 mars, pour moi, c'est un moment de visibilité.
- Mais le travail commence avant et continue après.
- D'ailleurs, depuis octobre, nous agissons très concrètement par rapport aux élections municipales.
- Donc former des femmes à être candidates, les préparer à exercer des responsabilités, leur donner les outils pour comprendre et transformer justement l'action publique.
- Car plus il y a de femmes élues, ça veut dire qu'il y aura plus de politiques attentives à l'élection.
- L'égalité, la lutte contre les violences, l'autonomie économique, l'égalité professionnelle, l'éducation à l'égalité, en gros.
- Et cette représentation politique, ce n'est pas du tout un symbole, puisqu'elle va changer la décision publique et donc la réalité.
- Et il faut rappeler, ma chère Michèle, qu'en tant qu'ONG, vous intervenez justement régulièrement dans le contexte international.
- Oui, dans ce fameux contexte international marqué par la montée des intégrismes politiques et religieux.
- Les droits des femmes subissent...
- des défensives de plus en plus assumées, je dirais.
- Notre responsabilité est claire, nommer les régressions et défendre l'universalité des droits humains.
- C'est pourquoi on a ouvert justement cette séquence cette année d'engagement, dès le 4 mars à Bruxelles, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, par une conférence qui était consacrée à une notion essentielle, l'apartheid fondée sur le sexe, et employer ces mots, c'est qualifier juridiquement des régimes qui organisent la ségrégation et la domination des femmes, notamment en Afghanistan et en Iran, où les violences continuent.
- Par rapport à la population, donc, exclure les femmes de l'éducation, de l'emploi ou de l'espace public n'est pas une tradition, c'est une violation des droits humains.
- La semaine prochaine, vous serez donc à New York, ma chère Michèle, pour la commission de la condition des femmes des Nations Unies, la CSW.
- Oui, la CSW, c'est un rendez-vous majeur pour les droits des femmes.
- Et cette année, la session met notamment l'accent sur l'accès effectif à la justice pour les femmes et les filles, en particulier pour lutter contre les violences.
- Et nous allons y porter un enjeu qui est devenu aujourd'hui central, les violences en ligne.
- Cyberharcèlement sexiste, campagne de dénigrement, diffusion d'images intimes sans consentement, raids numériques, surveillance dans le couple, toutes ces violences ont vraiment explosé en 10 ans, et elles mettent à l'épreuve, justement, la capacité des États à protéger les femmes.
- Et lors de notre événement à l'ONU, il y aura des parlementaires de plusieurs continents qui vont comparer les lois qui sont mises en place dans leur pays, parce que les cyber-violences, elles ignorent les frontières, et la réponse doit être internationale, harmonisation des lois, coopération judiciaire, diplomatie parlementaire.
- Des assemblées locales jusqu'aux Nations Unies, le 8 mars, ça rappelle une chose, l'égalité, ça se conquiert tous les jours.
- Merci beaucoup, ma chère Michèle, en rappelant que vous êtes la présidente de Regards de Femmes, mais également membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci à vous, Maxime.
- Il est 7h41 sur Sud Radio, et dans une poignée de secondes, le Sud Radio vous explique, rappelez-vous, 2 euros de taxes sur les petits colis venus de Chine, c'est officiel depuis le 1er mars, et ça avait pris, bien sûr, place dans le débat public au moment des polémiques nombreuses sur les plateformes chinoises.
- C'est une mesure, donc, pour freiner, comme vous le savez, l'invasion de produits ultra bon marché sur le territoire français.
- Mais figurez-vous que déjà, ces géants du e-commerce semblent avoir trouvé la parade, c'est-à-dire que les colis évitent tout simplement les aéroports français, plus majoritairement la France, et passent par d'autres pays européens.
- Dans un instant, on sera avec David Cormand, le député européen Les Verts.
- On va essayer de comprendre...
Transcription générée par IA