Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Et bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Aujourd'hui vous voulez nous parler du service après-vente des lois par les parlementaires, c'est ça ? Exactement, parce qu'une loi votée ce n'est pas une loi forcément efficace.
- Et aujourd'hui les parlementaires veulent savoir ce qui fonctionne vraiment sur le terrain et surtout ce qui bloque encore.
- Et sur les violences faites aux femmes, ils passent donc certains dispositifs au crible, les délais d'intervention, la coordination entre justice et police, et même intra-judiciaire, et les moyens budgétaires.
- Un exemple très concret, l'ordonnance provisoire de protection immédiate.
- Elle doit permettre à un juge de prononcer et de protéger une victime en 24 heures en cas de danger grave et imminent.
- Contre 6 jours dans la procédure classique.
- Sur le papier, c'est une avancée majeure.
- Mais désormais la vraie question des députés et sénateurs est simple.
- Est-ce que ce délai éclair tient réellement partout en France, y compris dans les juridictions qui sont déjà sous tension ? Ça veut dire que les parlementaires regardent aussi les fameux outils de protection dont vous venez de nous parler ? Oui, très précisément téléphone grave danger et les bracelets anti-rapprochement.
- Là aussi, les élus veulent mesurer l'efficacité réelle de ces dispositifs.
- Sur les bracelets, les chiffres sont encourageants.
- Selon le rapport parlementaire sur le budget, puisque c'est inscrit dans le budget 2026, le nombre de bracelets actifs est passé de 267 à près de 800 en quelques années.
- Pour les rapporteurs, cela montre deux choses.
- D'abord, que les magistrats utilisent davantage cet outil.
- Ensuite, que l'État dispose enfin d'un stock suffisant pour répondre aux demandes des juridictions.
- Autrement dit, ce n'est plus le matériel qui manque.
- En revanche, pour les téléphones grave danger, je crois que c'est plus mitigé quand même.
- Oui, parce qu'un chiffre inquiète particulièrement les parlementaires et inquiète aussi les citoyennes et citoyennes que nous sommes.
- Environ un téléphone attribué sur cinq reste inactif temporairement.
- Et cela révèle...
- Une réalité très humaine.
- Donner un dispositif d'alerte ne suffit pas toujours à rassurer la victime.
- Du coup, plusieurs élus demandent un accompagnement beaucoup plus concret au moment de la remise du téléphone avec des explications précises par le parquet ou les associations spécialisées.
- L'idée, c'est que l'outil ne reste pas dans un sac ou sur une table de nuit, mais qu'il devienne vraiment un réflexe.
- Alors finalement, je dirais que le travail du Parlement ne s'arrête pas au vote de la loi.
- Il consiste aussi à vérifier que les protections prévues sur le papier deviennent réellement efficaces dans la vie quotidienne des victimes.
- Merci beaucoup, Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci, Maxime.
- Il est 7h42 et dans un instant, Sud Radio vous explique une somme.
- Écoutez bien.
- 9,7 milliards d'euros.
- C'est ce que l'État a déboursé pour acheter les derniers 16% d'EDF.
- C'était il y a trois ans.
- Et en devenir accessoirement l'unique propriétaire.
- Et je dis, c'est-à-dire il y a 48 heures, la Cour des comptes a rendu son verdict.
- C'était une opération coûteuse, je cite, et dont la nécessité n'est pas démontrée.
- En clair, on aurait peut-être payé près de 10 milliards d'euros pour pas grand-chose.
- Ah bon ? On vous explique dans un instant avec l'économiste Philippe Crevel.
- À tout de suite.
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Transcription générée par IA