Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Ma chère Michel, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- C'est aujourd'hui le coup d'envoi du Festival d'Avignon et comme chaque année, Michel, vous avez choisi de poser vos valises dans l'univers d'une des habitudes du lieu.
- Et ce matin, vous nous parlez de Pierrette Dupoyer.
- Qu'est-ce qui anime sa présence dans cette saison ? Oui, impossible de lancer Avignon sans saluer le travail de Pierrette Dupoyer.
- Alors cette année, elle revient avec deux de ses créations marquantes.
- Jaurès, assassinée de foi, et celle de l'an dernier, Les caisses de la honte, ou Rosevalent, héroïne de l'ombre.
- Ce qui frappe, comme toujours chez Pierrette Dupoyer, c'est la cohérence de sa démarche.
- Elle propose un théâtre profondément humaniste qui s'élève avec force contre le fatalisme.
- Sa conviction est sans faille.
- Elle met en lumière les parcours de figures de l'histoire plus ou moins connues, mais qui ont toutes en commun d'être exemplaires, je dirais, par la puissance de leur engagement.
- En clair, elle nous montre que l'action individuelle peut changer le cours des choses.
- Il y a une héroïne de l'ombre qui est particulièrement intéressante, c'est Rosevalent, un nom que le grand public ne connaît peut-être pas forcément.
- Mais comment justement, Pierrette Dupoyer lui rendait de justice ? Et qui était-elle, cette fameuse Rosevalent ? Eh bien, c'est justement tout le mérite de la pièce, « Les caisses de la honte ».
- Rosevalent est une femme qui a joué un rôle de résistance absolument essentiel pendant la Seconde Guerre mondiale, dans l'ombre, au péril de sa vie.
- Elle a réussi à sauver 60 000 œuvres d'art spoliées par les nazis.
- Pierrette Dupoyer en fait un spectacle bouleversant sur la résistance culturelle.
- Sauver ses œuvres, ce n'était pas simplement sauver des toiles ou des sculptures, c'est sauver la mémoire.
- L'identité et la beauté face à la barbarie.
- Une interprétation magistrale qui redonne à cette femme la place qu'elle mérite dans notre histoire.
- L'autre figure de son diptyque, c'est Jean Jaurès.
- Mais l'originalité du spectacle, c'est Jaurès assassiné deux fois.
- C'est l'angle qui a été choisi pour raconter justement le grand tribun.
- Eh bien absolument.
- On s'attendrait à voir Jaurès à la tribune.
- Mais Pierrette Dupoyer prend un contre-pied magnifique.
- Elle choisit d'évoquer l'homme.
- À travers la figure de sa femme Louise, qu'elle incarne elle-même donc sur scène.
- Et la pièce se tisse dans un espace-temps crucial entre le 31 juillet 1914, l'assassinat de Jaurès, et le 29 mars 1919, jour du procès et de l'acquittement scandaleux de son assassin.
- Et à travers ce prisme intime, elle évoque donc les discours de Jaurès, qui sont, c'est tragique, toujours d'une actualité brûlante.
- On y parle de la jeunesse, de la laïcité et de ses lectures.
- Et ce qui résonne, je dirais, par-dessus tout dans le théâtre de Pierrette cet été, c'est cette conviction profonde de Jaurès.
- C'est par l'éducation que le monde peut être sauvé.
- C'est un message d'espoir et de résistance intellectuelle d'une force inouïe pour ouvrir ce festival.
- Merci beaucoup.
- Ma chère Michèle Vianesse, en ce premier jour du Festival d'Avignon, présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes, j'ai noté vos petits conseils. Je vous préviens. Très belle journée.
- Merci.
- Merci à vous, ma chère Michèle. Il est 7h39 sur Sud Radio.
- Et dans un instant, c'est le Sud Radio qui vous explique sur un paradoxe français, notamment cet hiver, rappelez-vous, il n'y a plus 40 jours d'affilée du jamais vu depuis 1959.
- 88 départements qui étaient en alerte inondation.
- Et quatre mois plus tard, 95 départements en restriction d'eau.
- Et entre les deux, des milliards de mètres cubes repartis à la mer sans qu'on en retienne une goutte.
- La France a-t-elle un problème avec le stockage d'eau ? La France stocke 4,7% de son eau quand l'Espagne en stocke près de 50%.
- On sera pour aborder ce problème qui est de fait extrêmement profond, notamment quand on est agriculteur.
- Éric Frétillère, le président des irrigants de France.
- A tout de suite sur Sud Radio.
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Transcription générée par IA