Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Et bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Vous voulez nous parler aujourd'hui du véritable réquisitoire contre la pilule sur les réseaux sociaux et de l'impact de ce phénomène sur quoi ? Sur la santé des femmes évidemment.
- Effectivement. Donc si on ouvre TikTok ou Instagram, la pilule est devenue la cible d'un immense bad buzz.
- Des milliers de vidéos affichent des slogans comme « Comment j'ai retrouvé ma vraie nature en arrêtant les hormones ».
- En quelques années, le premier moyen de contraception des Françaises est devenu la cible d'un véritable procès d'intention sur les réseaux sociaux.
- Et ce n'est pas une simple tendance virtuelle, c'est un enjeu de santé publique.
- Et les données européennes d'ailleurs le montrent. En Allemagne ou au Danemark, des études sur cette désinformation, montrent que ça a provoqué une chute spectaculaire de l'usage de la pilule chez les jeunes femmes et bien souvent remplacées par des méthodes dites naturelles mais très peu fiables, voire par aucune protection.
- Et en France, les chiffres de l'adresse confirment également ce recul de la contraception orale.
- Choisir ou changer de méthode, c'est un droit absolu.
- Ce choix s'accomplit désormais dans un vide informationnel inquiétant qui expose justement les jeunes filles à des grossesses non voulues, faute d'une information scientifique rigoureuse.
- Mais on a du mal à comprendre quand même, ma chère Michèle, pourquoi la parole de ces utilisatrices ou de ces influenceuses ont pris le dessus sur celle des médecins ? Eh bien, comme vous le savez pertinemment, parce que les algorithmes carburent à l'émotion et au sensationnel.
- Et on assiste à une inversion totale des valeurs.
- D'un côté, la parole médicale validée par des décennies de science, de pharmaco-vigilance est complètement disqualifiée, jugée patriarcale ou vendue à l'industrie.
- Et de l'autre, le récit d'une influenceuse bien-être ou d'une coach en hormones autoproclamée sans aucun bagage scientifique s'est érigé en vérité absolue.
- C'est le règne de la pseudo-contre-expertise, on présente un cas particulier comme une loi générale.
- J'ai arrêté la pilule ? Mon corps revit, donc la pilule est un poison pour toutes.
- C'est une imposture méthodologique, ce qui est vrai pour une personne, ça ne l'est pas pour la population en général.
- Et en science, une anecdote personnelle passée par une statistique.
- Et plus largement, quel est le principal danger de cette dérive pour les jeunes femmes ? Eh bien, le danger, c'est la perte de chance et le risque médical.
- En délégitimant les professionnels de santé, les réseaux sociaux privent les jeunes filles du seul interlocuteur, capables d'évaluer leurs facteurs de risques réels, comme le tabagisme ou les antécédents de thrombose.
- La pilule, bien sûr, ce n'est pas un bonbon et elle a des effets secondaires, mais ces risques doivent être discutés, je dirais, dans le secret d'un cabinet médical, de manière individualisée et non sur un fil d'actualité totalement biaisé.
- Reprendre justement le contrôle de son corps et préserver son autonomie, ce n'est pas obéir à des algorithmes qui profitent de nos peurs.
- C'est juste s'appuyer sur des faits scientifiques pour faire un choix libre, sûr et véritablement éclairé.
- Ça, c'était une alerte d'utilité publique.
- Merci beaucoup, ma chère Michèle, présidente de Regards de Femmes et membre du Haut conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci Maxime.
- Et il est 7h41 sur Sud Radio. Michèle Vianesque, on vous retrouve tous les samedis après 7h30.
- Dans un instant, on vous explique sur Sud Radio.
- Vous pouvez avoir par exemple un logement notéable puisqu'on va causer de DPE le meilleur diagnostic énergétique possible et pourtant être en train de crever de chaud l'été, notamment en nous écoutant.
- Ça peut paraître incroyable, mais c'est vrai.
- Et en pleine canicule, on découvre que notre fameux diagnostic de performance énergétique, eh bien, il est obligatoire pour vendre ou louer.
- Mais il a été pensé pour l'hiver en oubliant totalement l'été.
- Résultat, des bouilloires thermiques classées bon élève.
- Le système est-il tout simplement dépassé ? Peut-il, pouvons-nous encore nous fier au DPE ? On est dans un instant avec Corinne Joly qui est la directrice de Pape Particulier à Particulier.
- Cette semaine, elle a défrayé la chronique parce qu'elle a dit ses quatre vérités sur...
Transcription générée par IA