Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Vous voulez nous parler aujourd'hui de la relax d'un animateur périscolaire qui a fait beaucoup de bruit cette semaine.
- Cette relax a été effectuée par le tribunal correctionnel de Paris, estimant, je cite, que l'infraction n'était pas assez caractérisée, tout en pointant, je cite aussi, un comportement inapproprié.
- Quel est votre regard sur le sujet ? Eh bien ma réaction, je dirais que c'est un mélange à la fois de vive inquiétude face au verdict, et de soulagement de voir que le parquet a immédiatement fait appel.
- Mais cette décision, elle laisse vraiment un goût amer.
- Le tribunal a jugé l'infraction insuffisante sur le plan pénal, mais il a inscrit noir sur blanc le constat d'un comportement inapproprié.
- Pour les enfants et leur famille, c'est une violence absolue.
- Comment comprendre qu'un adulte à qui l'on confie des mineurs puisse agir de manière inappropriée, tout en étant relaxé ? Et le message envoyé, d'ailleurs illisible, heureusement, l'appel du parquet suspend cette décision et va permettre un réexamen complet de l'affaire, car l'exigence de sécurité de nos enfants ne peut pas s'arrêter là.
- Justement, qu'implique ce fameux constat de comportement inapproprié ? Mais pour la suite, malheureusement, pour les autres affaires qui risquent d'arriver.
- Et puis surtout, d'ailleurs, pour la personne.
- Cela implique une responsabilité immédiate de l'employeur, qu'il s'agisse de la municipalité ou de l'école.
- La relaxe pénale, ce n'est pas du tout un brevet de moralité, ni une autorisation de retravailler avec des enfants.
- Et dans l'éducation et le périscolaire, l'obligation de protection est absolue.
- Un animateur ne doit pas simplement éviter la casse-prison, il doit être irréprochable.
- Et donc ce fameux comportement inapproprié constitue une faute professionnelle lourde et le principe de précaution.
- L'administration et les collectivités ont le pouvoir et le devoir d'écarter définitivement cet individu des structures de l'enfance sans attendre le second procès.
- Est-ce que vous attendez quelque chose maintenant du procès en appel, ma chère Michèle ? Oui, bien sûr.
- J'attends que la parole et la réalité vécues par les enfants soient placées au centre des débats avec toute la gravité nécessaire.
- Un comportement inapproprié répété de la part d'un adulte en situation d'autorité sur des mineurs, ce n'est pas une maladresse.
- C'est un signal d'alerte majeur et le procès en appel doit servir à cela.
- Analyser les faits non pas comme des actes isolés mais comme tout un système d'emprise et la justice et l'institution scolaire doivent s'unir pour garantir qu'aucun doute ne vienne mettre en danger la sécurité des enfants.
- Et bien sûr, en attendant le second procès, cette affaire rappelle l'urgence absolue de former tous les acteurs de la chaîne judiciaire et éducative pour que le doute ne bénéficie plus au maintien de prédateurs ou d'adultes toxiques auprès de nos enfants.
- Merci beaucoup ma chère Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci Maxime.
- Il est 7h43 sur Sud Radio et dans un instant on vous explique, chaque été, ce sont eux qu'on regarde dans le ciel avec espoir, les fameux Canadaires.
- Sauf que la flotte française est à bout de souffle, 12 appareils livrés il y a plus de 30 ans et un seul fabricant au monde qui plus est canadien.
- Les prochains avions, pas avant 2028, voire 2032, en clair, pendant que les feux s'intensifient, que la France subit une canicule avec peut-être le risque de passer dans le rouge dès demain, et bien notre pays n'a plus la main sur ses propres bombardiers d'eau.
- Sommes-nous encore souverains pour défendre nos forêts ? Sommes-nous suffisamment forts encore face à un risque d'incendie ? David Pincet, qui construit l'avion du futur à la française, nous explique tout ça dans une poignée de secondes sur Sud Radio.
- A tout de suite.
- .
Transcription générée par IA