Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianesse.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Vous voulez nous parler de la question posée au Conseil constitutionnel par l'Union des droits pour la République, et elle est intéressante.
- Peut-on faire annuler les pénalités infligées aux partis qui ne respectent pas la parité aux législatives ? Eh bien la réponse du Conseil constitutionnel est très claire, non.
- Parce que la parité ce n'est pas une option politique, c'est une exigence constitutionnelle, et l'égalité devant le suffrage ce n'est pas seulement déposer un bulletin dans l'urne, c'est aussi pouvoir être candidate, être élue et accéder aux responsabilités.
- Donc dans sa décision du 16 avril 2026, le Conseil constitutionnel valide pleinement ce mécanisme.
- Le principe est simple, l'État finance les partis, mais il peut moduler cette aide s'il ne présente pas suffisamment de femmes.
- Et dans le cas de l'UDR, les chiffres...
- Les chiffres parlent d'eux-mêmes, 17% de candidats seulement, donc une perte de près de 98% de l'aide publique.
- Pourtant le parti d'Éric Ciotti, parce que c'est lui qui est à l'origine de cette question, dénonce une atteinte à la liberté politique.
- Eh bien cet argument est rejeté également.
- Le Conseil rappelle que la parité c'est une exigence constitutionnelle, et surtout ce n'est pas une sanction mais une condition liée au financement public.
- Les partis sont libres.
- Les partis sont libres, mais la parité c'est une exigence constitutionnelle, mais une condition liée au financement public.
- L'argent public, lui, n'est pas inconditionnel.
- Les partis ne peuvent pas exiger un financement public tout en ignorant un principe fondamental de la République.
- Et donc contester ces règles, ce n'est pas du tout neutre.
- C'est remettre en cause un mécanisme qui justement oblige à partager le pouvoir.
- Alors oui, le Conseil constitutionnel tranche juridiquement, mais surtout il envoie un signal.
- L'égalité femmes-hommes n'est pas négociable.
- Quand il s'agit de la...
- Quand il s'agit de la représentation démocratique.
- Et pourquoi cette décision compte particulièrement aujourd'hui ? Eh bien parce qu'elle résonne avec un anniversaire majeur, donc les 80 ans du premier vote des Françaises en 1945.
- Et huit décennies plus tard, on doit encore contraindre financièrement certains partis à présenter des femmes.
- Le message est clair.
- Une démocratie où les femmes restent sous-représentées n'est pas pleinement une démocratie.
- Il n'y a pas de gouvernance démocratique.
- Sans les femmes.
- Et justement, la parité, c'est ni un symbole, ni une faveur.
- C'est un levier concret pour corriger des inégalités qui sinon perdurent.
- Et donc, moi, au fond, ce que je dirais que la vraie question, c'est celle-ci.
- Pourquoi cette décision qui touche au cœur même de notre démocratie a-t-elle fait si peu de bruit ? Eh bien voilà, ça c'est une véritable question que vous soulevez.
- Merci beaucoup, ma chère Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci Maxime.
- Il est 7h50.
- Dans un instant, c'est Sud Radio qui vous explique.
- Le fameux accord du Mercosur est entré en vigueur hier et avec lui, forcément, une question explosive.
- L'Europe a-t-elle discrètement abandonné une part de sa souveraineté commerciale ? Écoutez bien, un acte technique a été voté à la dernière minute et pourrait permettre à un géant brésilien de capter une large partie des quotas de viande qui sont destinés à qui ? Eh bien à nos consommateurs européens.
- Donc derrière le mode libre-échange, on est en train d'organiser, sans le dire, une prise de contrôle de notre marché parce que certains appellent déjà, côté du monde, un cartel de la viande.
- Est-ce qu'on est en train de se faire avoir ? Est-ce que la Commission a laissé passer l'un des manques et l'un des abandons de souveraineté les plus marquants de l'histoire de l'Union européenne ? On vous explique ça dans un instant avec l'ancien directeur général de l'agriculture et du commerce extérieur, précisément à la Commission européenne.
- Il s'appelle Jean-Luc Desmartes.
- Il est avec nous dans une poignée de secondes.
- A tout de suite.
- .
Transcription générée par IA