Retranscription des premières minutes :
- Et nos débatteurs avec nous ce matin, bien sûr, Quentin Gérard, journaliste au JDD. Merci d'être avec nous ce matin.
- Bonjour, Maxime.
- Le JDD est retrouvé naturellement sur le site Internet et demain en kiosque. Paul Azibert, bonjour.
- Bonjour, Maxime.
- Spécialiste des questions politiques et de communication. Et bonjour, M. Frédéric Vardon.
- Merci d'être avec nous, chef et propriétaire des établissements Café Max et 39.5.
- Donc première interrogation naturellement que je vous pose à tous.
- Est-ce que vous aussi, à l'aune de ce qui est en train de se préparer, et je m'adresse d'abord à vous, Quentin Gérard, vous craignez des débordements ? Est-ce que ceux qui assuraient qu'il n'y allait pas avoir en réalité une extrême droite dans les rues à comprendre donc des violences importantes cet après-midi n'avaient pas raison ? Il y a effectivement des risques de mouvements, de grosses bagarres.
- Après, il y a deux raisons qui peuvent nous faire relativiser ce risque-là.
- C'est d'abord qu'il y a un gros dispositif sécuritaire.
- Avec des CRS qui sont spécialisés dans les violences urbaines qui descendent de Paris, qui vont à Lyon.
- Il y a des policiers, il y a des gendarmes.
- Si le ministre d'Intérieur, Laurent Nunez, si le préfet ont décidé de ne pas annuler cette manifestation, c'est qu'il juge que le seuil d'alerte n'est pas encore atteint et qu'il est possible que ça se déroule de la bonne façon.
- On peut espérer aussi qu'effectivement, il y aura des personnes de l'ultra-droite, il faut le dire, dans cette manifestation.
- On a quelques chiffres entre 700 et 800.
- On peut espérer qu'il soit un petit peu malin, qu'il voit que c'est l'ultra-gauche qui est sous le feu des critiques depuis quelques jours et qui ne fasse pas n'importe quoi pour ne pas, à leur tour, être sous le feu des critiques.
- Parce que s'il se passe quelque chose, ce seront eux qui seront visés.
- Donc avec ces deux raisons-là, on peut espérer qu'il ne se passe pas grand-chose.
- Après, on voit bien que les antifas, ceux qui se font appeler antifascistes, font tout pour que ça se passe mal.
- Qu'il n'y ait aucune dignité, aucun respect d'une personnalité, d'un jeune homme de 23 ans.
- Qui vient de mourir, qui vient d'être lâché à mort par ces mêmes antifas.
- Normalement, il y a quand même une règle qui avait d'abord été, on peut penser ce qu'on veut de Jean-Marie Le Pen, mais qui avait été rappelée par Jean-Marie Le Pen lors de la mort de Jacques Chirac.
- C'est que même quand un ennemi politique meurt, il a le droit au respect.
- Là, ce pauvre Quentin n'a pas le droit au respect de ses antifas.
- 0-826-300-300 doit-on craindre une forme de guerre civile dans les rues cet après-midi.
- C'est en tout cas les mots utilisés par le patron du Parti Socialiste, Olivier Faure, qui dit que les rues de Lyon risquent de donner cette image-là.
- Paul Azibert, spécialiste des questions de communication et des questions politiques.
- Est-ce que ce à quoi on va assister cet après-midi ne risque pas d'attiser ce que beaucoup ont appelé cette semaine, à un moment ou à un autre, un point de bascule dans notre pays ? Alors, un point de bascule certainement.
- Une guerre civile, comme le dit Olivier Faure, c'est un petit peu risqué, je pense, d'utiliser ce genre de terme.
- Ça prouve par ailleurs que le conflit n'est pas un conflit uniquement dans la rue, et ne sera pas un conflit forcément dans la rue, mais que c'est d'abord une guerre de l'information et que c'est un conflit informationnel.
- C'est-à-dire une guerre des récits, c'est ce que disait un peu Quentin Gérard, c'est-à-dire chacun vient, on va dire, placer sa vision de la chose.
- C'est une guerre des récits, mais pour qu'il y ait une guerre civile, il faudrait qu'il y ait une vraie capillarité entre tous les mouvements et la société civile.
- C'est-à-dire qu'il y a une vraie capillarité entre tous les mouvements et la société civile.
- A priori, si on n'a pas une extrême gauche ou une gauche qui va attiser encore plus le discours de violence, la brutalisation du discours, comme ça s'est fait depuis quelques...
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