Retranscription des premières minutes :
- Oui, c'est très drôle. On a la langue qui fourche et c'est très drôle. Qu'est-ce que vous voulez ? On fait avec ce qu'on a.
- Les chiffres, ils sont sévères. En 1975, donc, le PIB par habitant français était équivalent à celui de l'Allemagne.
- Aujourd'hui, l'écart est de près de 18% en faveur de nos voisins d'Outre-Rhin. Et les Danois, par exemple, qui nous devançaient déjà, aujourd'hui affichent désormais près de 30% de richesses par habitant en plus. Pour vous accompagner dans ce débat auditeur, Alexia Germont, bonjour. Bonjour à tous. Avocate, présidente et fondatrice du think tank France Audacieuse.
- Bonjour aussi à vous, Émilie Zabalski. Bonjour. Communicante, éditorialiste politique et fondatrice de l'agence Émilie Conseil.
- Et bonjour, chef Frédéric Vardon. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin pour participer également à ce débat avant qu'on vous retrouve pour les coulisses du chef propriétaire du Café Max.
- Restaurant, le 39.5 à Paris. En effet, le décrochage français, la baisse du PIB par habitant, est-ce que déjà ça vous étonne ? Est-ce que vous trouvez qu'avant d'observer ces considérations économiques très pointues, c'était déjà quelque chose qu'on pouvait constater ? Le décrochage français, Alexia Germont. C'était malheureusement et tristement attendu. On sait qu'il y a ce décrochage.
- Alors, vous l'avez très bien expliqué, mais je crois que c'est quand même important d'insister. On est déjà sur la valeur et la richesse qui est créée. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que globalement, on fait le calcul de tout ce qui est produit et puis on le divise par le nombre de Français. Donc, c'est un peu différent, en fait, d'indicateur de type quel est le salaire médian, etc. Donc, c'est pour ça qu'il faut faire cet exercice intellectuel entre les deux pour passer, en fait, de ce que les gens ressentent à cet indicateur qui montre qu'on est malheureusement au bout de course et qui s'explique, et je finis par là, mais qui s'explique aussi par le nombre d'heures travaillées.
- La quantité de travail et la productivité, c'est ce qui explique ça.
- Alors, la productivité, elle est bonne en général en France, mais en revanche, sur le volume global de travail que nous effectuons, nous sommes en retard par rapport à nos voisins. Et évidemment, ça se voit après dans la dette et on peut décliner...
- Le sujet pendant de très très longues heures. En effet, ces chiffres, c'est l'Institut Eurostat qui les mesure.
- En 2024, écoutez bien, le PIB par habitant de la France est inférieur de 2% à la moyenne de l'Union Européenne.
- Et vous parliez du travail, ma chère Alexia Germont. En 2024, c'est un chiffre quand même assez sidérant.
- Moins d'un Français sur deux travails.
- Alors moi, je pense qu'il faut quand même revenir sur le chiffre, justement, parce qu'il faut comparer ce qui est comparable.
- On compare, par exemple, avec l'Allemagne et l'Italie, où on est bien loin derrière.
- L'Allemagne a perdu, je crois, 1,5.
- L'Italie, 1 million d'habitants sur les 15 dernières années.
- L'Italie, 1 million.
- Nous, on a plus 4.
- Donc, quelque part, ce chiffre, évidemment, il réduit.
- Plus on a de population, forcément, plus on divise la richesse par un nombre d'habitants plus grand, plus c'est bas.
- Donc, quelque part, il faut voir quand même...
- Le chiffre à remettre dans un...
- Il faut quand même remettre.
- Ce n'est pas le niveau de vie.
- Ce n'est pas, comme vous l'avez dit, ce n'est pas du tout le niveau de vie.
- Après, c'est vrai qu'il y a quand même un décrochage de la France, surtout par rapport à notre modèle social.
- C'est-à-dire qu'on a fait des choix en termes de redistribution qui pèsent forcément sur les salaires, qui pèsent sur la production.
- Et c'est des choix qu'on ne remet pas forcément en question.
- On a l'impression, dans les débats politiques, mais on ne sait plus comment financer, en fait, ce modèle social.
- Et on a du mal à faire augmenter les salaires.
- On a du mal à...
- Enfin, les retraites, c'est typiquement ce qui fait aussi le financement des retraites et la difficulté qu'on a.
- Ça fait baisser cette richesse par habitant.
- Et puis, un taux d'emploi des jeunes et...
Transcription générée par IA