Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour, Alexa Germont. Bonjour à vous.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Avocate, présidente et fondatrice du think-tank France Audacieuse. Bonjour, François Coq.
- Bonjour à tous. Analyste politique, essayiste et enseignant. Et bonjour, Frédéric Vardon.
- Bonjour. Chef cuisinier, mais aussi chef d'entreprise, notamment du 39.5 et du Café Max à Paris.
- Tous les trois, cette première question, ce premier peut-être regard du budget 2026, et cette question quand même qui arrive rapidement.
- Est-ce un budget qui peut aider nos entreprises ? Parce qu'on nous dit qu'on l'a voté pour avoir un horizon éclairci pour nos chefs.
- Alexa Germont. Non, ça peut pas aider les entreprises. La stabilité politique peut aider le contexte général.
- En tout cas, c'est ce qu'on met en avant. Mais pour tous les praticiens, tous les gens qui sont opérationnels, au contact des entreprises, des dirigeants... On est plusieurs autour de cette table, en tout cas, à avoir ce prisme-là.
- Moi, je peux vous dire que les entreprises et les dirigeants aujourd'hui souffrent terriblement et que le budget qui a été passé va à l'encontre, va à rebours de ce qui aurait pu mettre le pied à l'étrier pour redonner un peu de souffle. Et c'est ça, le vrai sujet.
- Le manque de souffle. Le manque de souffle, le manque de visibilité.
- Et on prend de l'argent et on évite finalement de faire tout ce qui avait été plutôt dans le bon sens.
- La baisse de la CVAE, on en avait besoin. La poursuite de la baisse de l'impôt sur les sociétés, on en avait besoin.
- Et à chaque item, on pourrait avoir ce prisme-là.
- Est-ce que vous avez l'impression qu'on vous enterre vivant, Frédéric Vardon ? Déjà à moitié du corps. Enfin si, c'est pas les trois quarts. Donc ça rappelle quelques bons films.
- Le sujet, c'est que quand on pilote une entreprise, qu'elle soit une TPE, une PME, on a besoin d'un peu de visibilité.
- Et là, j'ai l'impression que tous les jours, je mets mes mains, mes bras autour du cake qui est trop chaud, qui a été démoulé trop chaud.
- Et je sais pas si je vais arriver à le tenir. Et donc c'est un vrai sujet parce qu'on a besoin d'embaucher, qu'on a besoin de prévoir l'avenir.
- Et je suis d'autant plus inquiet que j'ai l'impression qu'il y a une petite musique qui nous arrive en disant que ce ne sont pas les grandes fortunes qui vont quitter la France.
- Ce sont les cadres moyens qui vont partir.
- Pour 250 000 euros, ils vont partir.
- Vous, c'est ce que vous voyez ou c'est ce que vous sentez autour de vous, cette espèce de tentation de partir, contrairement à ce qu'on pense, non pas des très grandes fortunes, mais de la classe moyenne qui a peut-être envie d'avoir quelques meilleurs jours au Portugal, en Espagne, en Italie ? En tout cas, ils en parlent beaucoup. Et quand on commence à en parler, c'est qu'on y réfléchit. Et quand on y réfléchit, on n'est pas loin de se faire le pas.
- Et c'est quand même ce qui fait vivre la France, quand même.
- François Coq.
- Les très hauts revenus, vous aurez noté qu'ils ne sont pas particulièrement ciblés dans ce budget.
- M. Lecordi nous avait promis qu'il y aurait 1,65 milliard d'impôts sur les très hauts revenus.
- Ça s'appelle la contribution différentielle sur les hauts revenus.
- Et comme ça, par un petit tour de passe-passe, cette semaine, aux débeautés de 149,3, tout ça a été ramené à 600 millions.
- Ça veut dire 1 milliard de cadeaux fiscaux pour cela.
- Donc c'est pas forcément les plus hauts revenus qui sont ciblés là-dedans.
- Et d'ailleurs, je vous rejoins sur l'idée que ce budget manque de lignes directrices.
- Finalement, ce budget, c'est quasiment la reconduction à l'identique du précédent, qui était lui-même quasiment la reconduction à l'identique du précédent.
- Et le blocage politique, en fait, il est là. Il n'y a pas de lignes directrices.
- Le problème, c'est pas tant que les choses n'évoluent pas, c'est qu'on n'arrive pas à donner une impulsion.
- Et l'impulsion, elle est plus sur la question, moi, je trouve, de la réindustrialisation qu'on l'attendrait, remplir les carnets de...
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