Retranscription des premières minutes :
- Générique Bonjour Laurent Geoffrin.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, directeur de la publication du journal.info, quotidien qu'on retrouve naturellement en ligne.
- Et pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, quelle insolence, ex-directeur de Libération et du Nouvel Observateur.
- Lucas Planaver, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Journaliste au JDD, journal du dimanche qu'on retrouve donc demain en ligne et dans tous les kiosques.
- Et bonjour, comme d'habitude, Frédéric Vardon.
- Bonjour Maxime.
- Chef et propriétaire du Café Max et du 39.5.
- Je vais commencer par vous, Frédéric Vardon, parce que vous êtes au contact permanent des producteurs, des agriculteurs.
- Est-ce qu'on peut encore être fier de notre agriculture quand on voit tous ces chiffres et cette première historique d'une balance commerciale agricole qui s'est effondrée, qui est négative pour la première fois de son histoire ? Soyons fiers de notre agriculture.
- Ces éleveurs qui se lèvent tous les matins pour nous donner...
- Le meilleur du meilleur.
- Alors moi, je suis un petit peu dans une bulle où j'essaie d'acheter le meilleur du meilleur dans le meilleur.
- Donc, est-ce qu'on parle de cette agriculture-là ? Je ne suis pas sûr que l'agriculture...
- Les éleveurs de volailles de braies ont beaucoup de soucis à se faire.
- Ce sont des niches d'exception.
- On parle peut-être d'une agriculture de production pour nourrir tout le monde à des prix défiant toute concurrence.
- Je ne sais pas.
- Si j'ai bien compris, il y a environ 40 ans, on était excédent.
- Et toute la filière volaille que nous consommions, elle venait de chez nous.
- On en exportait, on en apportait un petit peu pour faire de l'échange.
- Aujourd'hui, on en apporte plus de 50%.
- J'aime à dire qu'avant, on ne produisait pas si bien que ça pour nourrir tout le monde, parce qu'il ne faut quand même pas rêver.
- Mais au moins, c'était contrôlé par nous.
- Aujourd'hui, on a donné la possibilité aux autres de produire pour nous, c'est-à-dire...
- C'est un problème un peu de travailler pour qu'on puisse manger.
- J'ai l'impression que nous, on travaillait un peu moins pour qu'on puisse manger.
- On a renversé la tendance.
- Oui, on a renversé la tendance.
- Je veux dire, quand on voyait Poulet Doux ou autre, on peut se rappeler, sans les nommer bien sûr, qu'ils n'étaient pas là pour faire de la volaille de Bresse et du super coq de ferme.
- Ils étaient là pour nourrir tout le monde, pour que tout le monde ait à manger.
- C'était plutôt bien fait et c'était contrôlé par nous.
- Aujourd'hui, c'est les autres qui le font.
- Lucas Palanaverne, sur cette question, est-ce qu'on peut encore se dire fier de son agriculture ? Surtout quand on voit tous ces chiffres, avec tout ce que dit Frédéric Vardon, bien sûr.
- Et puis, bien sûr, les normes, les coûts administratifs qui ont explosé, la complication de produire encore sur le territoire français.
- Est-ce qu'on peut encore vanter l'agriculture française ? Je pense qu'on peut être fier de nos agriculteurs, surtout quand on voit la force de mobilisation qu'ils ont, notamment ces dernières semaines, pour faire voler leurs droits.
- Après, l'autre question, c'est est-ce qu'on doit être fier du système agricole français ? Et ça, je pense qu'effectivement, vu tous les chiffres que vous énonciez, Maxime, effectivement, la réponse est non.
- L'excédent commercial est réduit à peu de chagrin.
- On importe du fromage, je vous l'avais dit, même de pays comme l'Allemagne.
- Moi, je suis frontalier, donc il faut savoir ce que c'est un fromage allemand par rapport à un fromage français.
- J'ai de la famille qui vient de Tchéquie et qui, dès qu'elle arrive en France, prend une cargaison de fromage en France.
- Et ce n'est pas pour rien.
- Non, mais je vous le dis, il y a une question de qualité aussi.
- Sur les fruits et légumes, on a 60% des fruits, 33% des légumes qui viennent de l'étranger.
- Et même sur des produits où on est encore suffisant, autosuffisant, pardon, comme les œufs, allons dans les supermarchés, c'est devenu la quête du Graal de trouver des œufs.
- Il ne faut pas avoir envie de faire des crêpes.
- Absolument, c'était la chande d'or il n'y a pas longtemps.
- C'est pour ça.
- On...
Transcription générée par IA