Retranscription des premières minutes :
- Et pour en parler avec nous ce matin en studio, Lucas Planaverne, journaliste au JDD. Bonjour, mon cher Lucas.
- Bonjour, Maxime.
- Émilie Sapalsky, bonjour.
- Bonjour.
- Communicante, éditorialiste politique et fondatrice également de l'agence Émilie Conseil et le point de vue pragmatique du chef d'entreprise également Frédéric Vardon.
- Bonjour.
- Un peu en avance forcément avant qu'on vous retrouve dans une dizaine de minutes pour les coulisses du chef.
- Première question autour de la table. En effet, à gauche toute pour durer, Sébastien Lecornu, Émilie Sapalsky.
- En tout cas, c'est quelqu'un, ce Premier ministre un peu discret, parce que vous disiez « silhouette ». C'est vrai qu'on ne le voit pas beaucoup, on ne l'entend pas beaucoup.
- On le distingue.
- Il a une économie de parole qui est assez surprenante pour cette fonction de Premier ministre. Ce qu'il a joué depuis le début, et on ne pensait pas qu'il durerait autant, je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais ce qu'il a joué, c'est le compromis parlementaire. Et ça, c'est quelque chose à laquelle on n'est pas habitué.
- On a dit pendant longtemps qu'on n'avait pas cette culture-là. Et quelque part, il a un petit peu imposé cette culture. Et c'est vrai que ça amène à faire beaucoup de concessions. Et là, la plupart des concessions ont été faites au Parti socialiste. Il y en a quelques-unes aux Républicains.
- Mais principalement, en effet, c'est plutôt un coup de volant à gauche, avec tout ce dont vous avez parlé, sur le logement aussi.
- Il y a pas mal de choses qui vont dans ce sens. Tout ça pourquoi ? Pour essayer d'aller vers un compromis, même si on comprend bien qu'il y a bien un 49-3.
- Il y a des ordonnances qui se profilent. Peut-être des ordonnances. Moi, je pense que ce sera plutôt un 49-3. Parce qu'il faut qu'on aboutisse.
- On a besoin de passer cette étape du budget. Il avait réussi sur la sécurité sociale. Là, ça paraît impossible d'y aller. Et surtout, il y a une histoire de timing.
- C'est maintenant, il faut y aller.
- C'est ce qu'il a critiqué hier. La volonté aussi de tourner la page d'un fameux jour sans fin. Lucas Planaverne, journaliste au JDD. Vous avez régulièrement, et vos enquêtes, vos papiers, le journal le prouve, des contacts réguliers pour essayer de comprendre ce qui se passe dans l'entourage de Sébastien Lecornu.
- Est-ce qu'on assume, du côté de Matignon, le virage à gauche toute ? Ou au contraire, on est toujours dans ce narratif du compromis ? Il faut bien essayer de faire passer un texte, quoi qu'il en coûte, avec, une fois plus, cet objectif tenu, qu'il l'a dit en tout cas, rester sous la barre des 5% de déficit.
- Non, mais c'est vrai que nous, journalistes d'actualité, on attendait naïvement à l'annonce d'une prise de parole du Premier ministre hier à 18h.
- Non, mais on attendait potentiellement l'annonce d'un 49-3. C'est vrai qu'au final, on a eu plutôt une liste du Père Noël, c'est-à-dire le Premier ministre qui vient pour annoncer, de nouvelles dépenses, finalement, sans aucune économie. Donc, on ne sait pas comment on va payer tout ça. Alors, effectivement, il y a la généralisation du repas à 1 euro.
- Une mesure, à mon avis, complètement démagogique, réclamée par le Parti socialiste. Parce que, bon, aider les boursiers, bien sûr, mais aider tous les étudiants, y compris ceux issus de familles les plus aisées, je ne vois pas trop en quel honneur, si je puis dire.
- Mais surtout que, même moi, qui ai la prétention de suivre un minimum, avec un minimum de rigueur, l'actualité, je pensais que c'était déjà quelque chose qui était opéré, le repas à 1 euro.
- Non, ça a été voté. Après, c'est parti, c'est revenu. C'est vrai qu'il faut rappeler que le repas cru, c'est un petit peu moins de 4 euros.
- Alors, encore une fois, pour les boursiers, je comprends totalement qu'il soit maintenu à 1 euro. Pour tous les étudiants, je vois mal en quel honneur, et je ne vois pas comment on finance ça. Maintenant, effectivement, c'est encore une fois une concession pour le Parti socialiste.
- Et, effectivement, Sébastien Lecornu...
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