Retranscription des premières minutes :
- sur ces frappes qui étaient menées sur le sol iranien.
- Je ne vais pas vous donner mes premières impressions, je vais vous donner celles que je reçois dès maintenant des Iraniens.
- Un énorme soulagement et beaucoup de joie pour le moment parce qu'ils les attendaient, ces frappes.
- Et les premières cibles qu'on a, nous, pour le moment, comme informations, c'est un, ce qu'on appelle Beyt-e-Rahbari, c'est-à-dire le quartier résidentiel de Khamenei, bien que très certainement il n'est pas là.
- Et le deuxième bâtiment qui a été frappé à Téhéran, c'est le bâtiment des renseignements.
- Donc ce qui sert à surveiller la population et à les arrêter.
- Donc pour le moment, un sentiment de soulagement de la part des Iraniens.
- Mona Jafarian, je rappelle que vous êtes la cofondatrice de l'association Femme Azadi, auteure du livre Mon Combat, dans lequel vous racontez une grande partie de votre vie et de votre histoire.
- Vous dites que les premières sensations, en tout cas les premiers retours que vous avez directement depuis l'Iran, c'est un sentiment de soulagement.
- Depuis des semaines et des semaines, on a cette question.
- Est-ce qu'enfin l'Iran va changer de régime ? Beaucoup de commentateurs internationaux disaient qu'on attend.
- Tout simplement que la population se révolte et fasse tomber lui-même le régime, y compris s'il y a une aide internationale.
- Est-ce que ce moment est venu ? C'est toujours difficile à dire.
- Maintenant, oui, effectivement, la population iranienne est déjà sortie les 8 et 9 janvier, notamment par millions.
- Et on s'est rendu compte qu'il ne suffisait pas d'être des millions dans la rue pour y arriver face à l'appareil répressif.
- Maintenant, tout va dépendre de la nature des frappes et de la durée des frappes.
- Si l'appareil répressif est vraiment affaibli considérablement, dans ce cas-là, oui, effectivement, nous, on dit souvent que les soldats au sol, c'est le peuple iranien.
- Et ils vont très certainement en profiter pour tenter cette fois de renverser le régime et d'avoir les moyens de le faire.
- Et ce matin, vous nous confirmez que les deux gros postes ou les deux gros lieux qui ont été touchés dans le centre-ville, c'est le bureau de l'organisation, en tout cas du guide suprême Ali Ramanei, et c'est également les organisations de renseignement.
- Donc, c'est quoi les infrastructures essentielles à la maîtrise de la population par les gardiens de la Révolution ? C'est ça, exactement.
- Ensuite, ce qui est le plus important pour nous, c'est les forces Basij, puisque les Basij sont donc les milices des gardiens de la Révolution islamique.
- C'est celles qui sont déployées dans les rues et qui ont tué des dizaines de milliers d'Iraniens en deux nuits.
- Donc, c'est ces forces-là qui sont visées principalement.
- Eh bien, effectivement, le régime va avoir de plus en plus de mal à pouvoir réprimer la population.
- Et il y a de grandes chances que les Iraniens ressortent dans la rue et puissent cette fois-ci atteindre l'objectif.
- Bonjour Mona, ma question est simple.
- Le régime est tout de même affaibli.
- Quelle capacité de réponse a-t-il là face aux États-Unis et face à Israël ? Ça va être très compliqué parce qu'ils avaient déjà perdu leur défense aérienne pendant la guerre de 12 jours.
- Il y avait énormément de lances-missiles qui avaient été détruits.
- On parle de quasiment la moitié.
- Donc là, je pense qu'ils vont tenter le tout pour le tout et faire ce qu'ils ont fait pendant la guerre de 12 jours, mais à une échelle plus importante, c'est-à-dire de lancer un maximum de missiles.
- Voilà, sans but finalement, sans objectif, juste essayer de faire un maximum de victimes de l'autre côté.
- Et un des grands risques pour les bases américaines et notamment pour les pays du Golfe, c'est qu'il est très certainement probable que la République islamique décide de lancer aussi des missiles sur les pays voisins pour essayer de mettre la pression sur les États-Unis et faire cesser la guerre.
- Vous venez d'aborder un point très important, Mona Jafarian.
- On a dit depuis le début de l'année, et vous avez rappelé bien sûr le courage du peuple iranien qui est sorti massivement dans la rue au début du mois de janvier.
- On...
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