Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour, Lucas Blanaverne. Bonjour, Maxime. Bonjour à tous.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes journaliste au JDD, qu'on retrouve naturellement demain en kiosque et sur le site Internet.
- Bonjour, Paul Aziber. Bonjour, Maxime.
- Spécialiste des questions politiques, de communication et des questions internationales. Et bonjour, Frédéric Vardon.
- Oui, moi, je suis juste artisan. Bonjour.
- Ça arrive à des gens bien. Ça arrive. Spécialiste de la cuisine, propriétaire du Café Max et du 39.5.
- Ravi de vous accueillir tous les trois sur cette première question avant qu'on rejoigne nos auditeurs au 0826 300 300.
- Est-ce que la crise à laquelle nous assistons peut faire renaître les Gilets jaunes ? Petit tour de table pour commencer, notamment par vous, Lucas Planaverne.
- Alors en ce qui concerne les agriculteurs et les pêcheurs, je trouve que c'est pas anodin que les premières aides sont à leur destination.
- Parce qu'en réalité, on a vu que dans les dernières grosses contestations, c'est eux qui sont descendus dans la rue.
- Plus largement, à mon sens, les Français sont tout de même éteints. Je pense qu'il y a une lassitude, je pense qu'il y a une fatigue, je pense que les gens n'ont plus d'argent, donc ils ont besoin tout simplement de travailler.
- Et on voit que depuis la réforme des retraites, qui a été la dernière très grosse mobilisation populaire dans les rues, finalement, il y a une forme de lassitude qui s'installe.
- Et donc, je suis sceptique à l'idée de voir...
- ...surgir à nouveau un phénomène comme les Gilets jaunes.
- Maintenant, l'étincelle reste toujours présente.
- On sait que la première fois, les Gilets jaunes, ça avait commencé à cause d'une question de carburant.
- Liée au carburant, absolument.
- Donc, voilà, rien n'est à exclure.
- Paul Azibert, est-ce que vous, qui êtes spécialiste aussi quand même des crises, vous les observez, que ce soit en France ou à l'international, qu'elles soient industrielles ou politiques, vous avez selon vous des ingrédients qui pourraient laisser entendre que dans les prochaines semaines, maximum dans les prochains mois, on aurait un retour des Gilets jaunes ? Oui. Alors, je les observe, je ne les crée pas. Attention.
- Bon, il y a des preuves du contraire, mais cela reste entre nous.
- Non, mais comme disait effectivement Lucas Planaverne, l'étincelle est présente.
- Il faut voir ce que sera le combustible.
- Moi, je suis moins optimiste que Lucas sur le fait qu'il n'y ait pas forcément de crise.
- Je pense que, en fait, depuis la précédente crise des Gilets jaunes et depuis la précédente crise, il y avait les Gilets jaunes, mais il y avait aussi une grève générale.
- Il ne faut pas oublier qu'il y avait une grève générale dans les transports et de tout le personnel public à l'époque.
- Aujourd'hui, ce qui est inquiétant, c'est que la situation n'a pas tellement changé et qu'on n'a pas trouvé la solution pour éviter le renouvellement de cette crise, hormis un nouveau Covid et un nouveau confinement.
- Et on arrive après une situation surtout qui nous confirme que le personnel politique n'est peut-être pas ce qui est attendu par les Français avec les municipales qui viennent de passer.
- Et là où vous avez raison, je vous interromps, parce que selon ce sondage qui nous dit que 79% des Français craint le spectre d'une nouvelle crise du type des Gilets jaunes, la confiance dans l'exécutif est au plus bas.
- Vous avez raison, 76% des personnes interrogées dans ce sondage dans le Figaro indiquent ne pas avoir confiance dans l'action d'Emmanuel Macron et dans les troupes du Premier ministre Sébastien Lecornu.
- C'est ça ce qui ressort aussi de ce sondage.
- C'est qu'il y a un rejet massif d'Emmanuel Macron.
- Et d'ailleurs, c'est un sondage qu'on peut croiser avec d'autres sondages.
- Il y a un baromètre, les échos...
- Au Doxa, il y a deux jours, qui est sorti où Emmanuel Macron est à 23% de confiance.
- Donc voilà, c'est ça que traduit ce sondage.
- Frédéric Vardon, l'artisan, comme il s'est présenté tout à l'heure, vous qui êtes aussi confronté au premier rang de cette crise, est-ce que vous pensez, vous qui voyez vos salariés, vos clients tous les jours, à une nouvelle vague...
Transcription générée par IA