Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour mon cher Laurent Geoffrin.
- Bonjour.
- Directeur de la publication du journal en ligne Le Journal.info, ancien directeur de Libération et de Nouvelle Observateur.
- Et bonjour mon cher Lucas Planaverne.
- Bonjour.
- Journaliste au JDD qu'on retrouve dès demain bien sûr en kiosque.
- Première question que je pose à tous les deux, est-ce que votre expertise sur l'actualité, est-ce que vous sentez en effet qu'à nouveau ce débat, cet enjeu fondamental que sont les élections municipales, est-ce qu'il va être forcément balayé par l'actualité internationale Laurent Geoffrin ? Je ne pense pas parce qu'il y a un risque évidemment, mais ce n'est pas du tout nécessaire parce qu'on peut marcher et manger du chewing-gum en même temps.
- C'est-à-dire qu'on peut s'intéresser à deux choses.
- S'intéresser à deux choses.
- Il y a des gens qui arrivent à marcher avec le chewing-gum.
- J'essaierai d'en sortir du chewing-gum.
- Vous posez un défi tout à l'heure bien sûr.
- Et voilà, c'est parce qu'on peut s'intéresser à deux choses.
- On peut regarder à la télévision ce qui se passe au Proche-Orient, au Moyen-Orient.
- Et puis prendre une...
- Une heure pour regarder les programmes des municipales.
- Parce qu'il y a un travers dans le débat public, c'est de considérer comme négligeable ou comme même ridicule ou parfois méprisable l'action des hommes politiques.
- On tape constamment sur la classe politique.
- Vous trouvez que c'est la dominante aujourd'hui ? J'entends ça tout le temps, mais ça fait longtemps.
- Et je pense qu'il y a au moins des hommes politiques qui doivent échapper à cette opprobre générale.
- C'est les maires.
- Je connais dans...
- Moi j'ai des attaches à Grandville.
- Dans la Manche.
- Je connais le maire sortant, le maire candidat, son successeur.
- C'est des gens très dévoués, qui sont mal payés, qui passent 12 heures par jour.
- Et ça fait partie d'ailleurs des institutions, si on peut les appeler de cette façon, qui ont encore une grande partie de la confiance des Français.
- Après de 68%.
- On ne peut pas dire que ce soit le cas d'une majeure partie du personnel politique dont vous parliez.
- Oui, mais je pense que c'est exagéré aussi pour les députés et les sénateurs.
- Enfin, on se dit une autre question.
- Moi je vois bien à Grandville, il y a des questions importantes qui se posent.
- Et je pense que ça intéresse les gens.
- D'abord, il y a une question de principe.
- Qui va décider, et dans quel sens, de l'usage de votre argent ? Parce qu'on paye les impôts locaux, après ils sont utilisés pour faire marcher une municipalité.
- Et puis il y a des questions toutes simples.
- Est-ce qu'il faut, à Grandville par exemple, préserver la circulation automobile pour aider le commerce ? Ou...
- Débat qui se pose également à Lyon, à Bordeaux, à Strasbourg, à Bordeaux-François.
- Mais à toutes les villes, faciliter ce qu'on appelle les mobilités douces pour éviter la pollution et avoir une vie plus calme.
- Le quotidien, ça c'est sûr.
- Lucas Bannavert, sur le sujet.
- Est-ce que ça va être éclipsé, les élections municipales ? A l'échelle nationale, il suffit d'allumer les chaînes d'information en continu, les JT, pour se rendre compte qu'évidemment, l'actualité en Iran et au Moyen-Orient sature complètement les informations.
- Il y a eu des débats, des municipales qui ont été annulées, des conférences de presse qui ont été décalées.
- Donc bien sûr, ça en prend un coup maintenant.
- Là où je rejoins sur un poil en Geoffrin, c'est que les élections municipales, ça se joue quand même au local.
- Donc les débats se font localement, dans la presse quotidienne.
- Régional également.
- Il y a du porte-à-porte, c'est des campagnes de terrain.
- Donc effectivement, dans ce sens-là, je ne suis pas sûr que ça soit impacté.
- Et surtout, il y a 35 000 communes en France.
- Et hormis les grandes villes où les débats se font à l'échelle nationale, encore une fois, je ne suis pas sûr, si vous voulez, que l'actualité en Iran bouleverse complètement la campagne d'une commune au fin fond de la Creuse ou de la Moselle, d'où je reviens par ailleurs.
- Et effectivement, où dans chaque petite commune, ou plus grande d'ailleurs, il y a des enjeux.
- Et ça...
Transcription générée par IA