Retranscription des premières minutes :
- Et pour en parler avec nous en studio ce matin, Lucas Planaverne, bonjour.
- Bonjour à tous.
- Journaliste au JDD, François Coq, analyste politique, essayiste et enseignant. Merci beaucoup, mon cher François de faire avec nous ce matin.
- Première question. Messieurs, est-ce qu'en effet, pour vous, quand vous voyez tout ce qui se passe dans l'actualité, vous voyez se dessiner un spectre plutôt essentiel autour du débat, autour du travail pour 2027 ? Lucas Planaverne.
- Est-ce que ça doit être un sujet principal de 2027 ? Je pense que clairement oui. Est-ce qu'il le sera ? Peut-être pas en ces termes. C'est-à-dire qu'effectivement, on parle beaucoup des normes depuis des semaines.
- On parle beaucoup des normes de la fiscalité. Beaucoup de chefs d'entreprise alertent sur les difficultés à créer de l'emploi en France.
- Par ailleurs, il y a quand même une crise sociale en France. Beaucoup de nos concitoyens qui peinent.
- À boucler leur fin de mois et qui, tout simplement, ont besoin de plus d'argent. Donc il faudra qu'on en parle.
- Maintenant, je pense qu'aujourd'hui, on en parle vraiment à cause de la conjoncture, parce que tout simplement, on était le 1er mai.
- Donc là, il y a ce fameux débat sur l'ouverture ou non des boulangers, des fleuristes, des bouchers.
- C'est bien. Vous ne le dites pas du tout avec une voix totalement lassée.
- Non, mais parce qu'en fait, je pense que c'est un débat un peu stérile. Comme toujours en France, tout est binaire.
- C'est-à-dire que, voilà, c'est soit on est contre... Personne travaille...
- Le 1er mai, soit tout le monde travaille. Il faut supprimer le code du travail. Enfin je veux dire, la vérité est quand même entre les deux.
- C'est-à-dire qu'évidemment que... Je pense notamment aux plus jeunes. On vous dit « Vous êtes payés double. Vous venez travailler. » Eh bien évidemment qu'il faut les laisser. Voilà. Après, d'un autre côté, on sait aussi que des patrons vont se servir de ça pour faire pression sur certains salariés qui n'auraient pas envie de travailler, etc. Et donc c'est toute la difficulté d'un sujet comme celui-ci. Pour le coup, une fois n'est pas coutume, un peu de la même manière que le gouvernement. C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de changement de loi, etc. Mais en même temps, il y a eu des prises de position favorisant le fait que justement ces...
- La fameuse intelligence collective qui avait été prônée par le ministre du Travail.
- Voilà, absolument. Je trouve que le fait qu'il y ait des contrôles, c'est pas si paradoxal que ça, finalement, parce qu'il y a quand même des conditions à ce travail.
- Le salaire double. Encore une fois, l'accord des salariés. Donc bon, pour une fois, je serais assez d'accord avec Sébastien Lecornu sur la question.
- 0826-300-300, est-ce que le travail doit être le sujet majeur de la campagne présidentielle en 2027 ? Élément de réponse aussi avec vous, François Coq. Est-ce que vous pensez, oui, que dans la situation que traverse la France, oui, le travail doit être placé vraiment au cœur de la campagne ? Oui, il faut bien avoir en tête le surplomb qu'il va y avoir dans cette campagne présidentielle, qui est celui de la crise économique qui vient.
- Parce que ce qui se passe aujourd'hui en Iran va avoir ses retombées à partir du deuxième...
- troisième trimestre de cette année et va être au cœur de la campagne de 2026.
- Donc il va y avoir deux questions qui vont se superposer et qui sont liées l'une à l'autre, qui est celle du travail et qui est celle du pouvoir d'achat, qui va être une question extrêmement importante. Mais je trouve effectivement que la porte d'entrée telle qu'elle est présentée aujourd'hui est un petit peu lassante parce qu'elle est restrictive et elle ne permet de dégager aucune perspective.
- Dans la présentation que vous avez faite, qui est celle de dire qu'on a les hommes et femmes politiques qui nous disent encore « il faut faire tomber les normes, il faut libérer les énergies ». Bon, ces discours-là, on les a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup entendus.
- Mais c'est un stack qui plume de plus en plus.
- Et on...
Transcription générée par IA