Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour Samuel Botton. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, expert en communication. Et bonjour Lara Tchékov. Bonjour Maxime.
- Journaliste au JDD. Première question, est-ce que vous avez regardé, est-ce que vous avez pu décortiquer la déclaration de candidature de Gabriel Attalier ? Est-ce que pour vous, comme on parle toujours des déclarations de candidature avant qu'on aborde les questions de fond, à savoir est-ce qu'il peut incarner la rupture dont il parle ? Est-ce que c'est une déclaration de candidature réussie, Samuel Botton, vous l'expert en communication ? C'est une déclaration de candidature qui reprend tous les codes de la Ve République et ceux à quoi on est habitué.
- À savoir aller dans la France profonde, mener un débat, essayer de prendre recours à ses adversaires.
- Vous avez évoqué le chiracisme dans le discours de Gabriel Attal.
- La référence en tout cas.
- J'ai vu des références au chiracisme, j'ai aussi vu du macronisme, du sarkozisme.
- Et Dieu sait encore quel autre homme politique il a pu faire.
- J'ai un problème parce qu'en fait je me retrouve face à un exercice de communication pur et dur qui est totalement dénué de fond.
- Alors on évoquera plus tard la question de sa crédibilité et de la rupture.
- Moi avec Gabriel Attal, j'ai plusieurs problèmes.
- Le premier étant qu'il a un immense point commun avec Jordan Bardella et même avec Jean-Luc Mélenchon.
- Ah donc pas la jeunesse ? Non, pas la jeunesse.
- Ça c'est pas un reproche qu'on peut faire.
- Par contre je lui reproche d'être un apparatchik, d'avoir vécu toute sa vie de la politique et de ne pas savoir ce qu'est réellement la valeur du travail.
- La jeunesse on peut pas en faire un reproche.
- Il bloque quand même beaucoup avec Gabriel Attal au premier abord.
- Il me semble qu'il a le même âge qu'Emmanuel Macron au moment où il avait été élu lui-même.
- C'est-à-dire qu'il a 37 ans, il en aura 38 l'année prochaine.
- Il a 34 ans, Emmanuel Macron en avait 39.
- Il a 37 ans aujourd'hui Attal.
- Donc elle est quelques années de différence.
- C'est-à-dire qu'on est plus ou moins dans les mêmes ordres de passage.
- Donc non, son âge n'est pas un sujet.
- Par contre son programme politique, le fait qu'il ne connaisse quasiment rien au réel de la valeur du travail, ça c'est un problème.
- Après il y en a d'autres.
- On va les développer plus tard.
- Et durant cette discussion, Lara Tchékov, est-ce que vous avez regardé la déclaration de candidature de Gabriel Attal ? Est-ce que vous vous estimez que c'est un exercice réussi ? Sur la forme, oui, j'ai trouvé que c'était un exercice réussi.
- Que la mise en scène était plutôt bien faite.
- Après effectivement, pour moi, Gabriel Attal, il fait plus jeune premier parisien que candidat des terroirs, si je peux dire.
- C'était une immersion qui n'était pas crédible.
- Voilà, mais il a fait le job.
- Et sur la forme ? C'était plutôt bien amené.
- Maintenant, moi, le problème que j'ai avec Gabriel Attal, c'est que déjà, il ne fait pas l'unanimité au sein de son propre parti.
- Il y a d'abord Elisabeth Borne qui a claqué la porte encore récemment en lui reprochant de faire du parti Renaissance un outil de communication personnelle et de mener une aventure individuelle.
- Après, certains pourraient dire que c'est le but d'un parti politique de dresser celui qui le dirige.
- Oui, tout à fait.
- Mais là, on a plus l'impression d'assister effectivement à un concours de muscles finalement avec Édouard Philippe.
- Et nous verrons bien s'ils ont à cœur l'intérêt du pays et s'ils réussiront dans un deuxième temps à faire alliance.
- Mais pour l'instant, effectivement, je vois un candidat qui, effectivement, c'est une initiative qui, pour moi, qui ressemble plutôt à une aventure individuelle.
- Et de toute façon, aujourd'hui, il y a énormément de candidats à droite.
- Il n'y en a pas moins d'une.
- Il y en a une petite dizaine.
- Et c'est certain que si finalement tous ces candidats ne finissent pas par faire alliance, la droite ne gagnera jamais.
- Et puis, une dernière chose, Gabriel Attal aura à un moment donné, lorsqu'on entrera dans le dur...
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