Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Alexia Germont, bonjour Maxime, bonjour à tous, merci beaucoup d'être avec nous ce matin, avocate, présidente et fondatrice du Think Tank France Fondacieuse, bonjour Mathieu Hocq, bonjour Maxime, bonjour Alexia, bonjour à tous, secrétaire général du Think Tank, le millénaire et bonjour Frédéric Vardon, de retour en studio et en forme, chef, cuisinier, propriétaire du 39.5 et du Café Max.
- Première question à tous les trois dans ce studio, avant qu'on aille au standard avec les auditeurs au 0826 300 300, est-ce que l'État a bien fait ? Est-ce qu'on dit bravo, merci l'État, Alexia Germont ? Comme vous le disiez, merci l'État, c'est merci nous-mêmes, d'une certaine façon. Je crois que le gouvernement répond en urgence à une situation extrêmement compliquée, mais néanmoins en faisant avec les moyens du bord, c'est-à-dire très peu.
- D'ailleurs il fait avec ce qu'il a. Il fait avec ce qu'il a, je pense que sur le principe, il faut maintenant que tout le monde atterrisse, pardon, c'est pas très positif de dire ça aussi franchement, mais c'est quand même la réalité, on va s'en remettre.
- D'ailleurs David Amiel, le ministre des Comptes Publics, l'a rappelé hier, tout euro qu'on lâche d'un côté, c'est un euro qu'on va reprendre ailleurs, si on veut maintenir l'objectif… Et directement dans le budget des ministères concernés.
- Directement dans le… voilà.
- Ça sera un équilibre, un lissage, et aujourd'hui le gouvernement répond relativement rapidement, parce qu'on est à 15 jours, 3 semaines finalement, d'un choc très significatif avec le prix du baril à plus de 110 dollars, avec véritablement les professionnels qui sont les plus impactés.
- Mathieu Hocq sur le sujet.
- Moi je trouve que la réponse du gouvernement est la bienvenue, mais quand même cette idée de ristourne sur le carburant, démontre bien les limites et l'absurdité d'un modèle que moi je pourrais qualifier de socialiste, c'est-à-dire que vous avez aujourd'hui le prix du carburant… Ça faisait longtemps.
- Mais bien sûr, mais vous avez le prix du carburant qui coûte entre 40 et 60% selon les carburants et… C'est de la taxe.
- C'est de la taxe. Et vous avez une ristourne de 20 centimes, donc c'est-à-dire, en faisant les calculs, 10%, qui vous est pris.
- Donc c'est-à-dire que je vous prends de 40 à 60% de taxes, et d'un autre côté, je vous rends à quelques professions seulement, et pas à toutes également.
- Mais pour 50 millions d'euros quand même.
- Exactement, je vous reprends 10%. Et là, je vous rends, pardon, 10%. Donc il y a quand même quelque chose où ça ne fonctionne pas.
- Les calculs ne sont pas bons, comme il y a eu l'autre fois.
- Exactement. Et puis, pardonnez-moi de le dire aussi, les quoi qu'il en coûte, maintenant on est plutôt à combien ça coûte, ça montre aussi quand même que l'État s'est quand même beaucoup appauvri en France.
- Sur les Gilets jaunes, Emmanuel Macron sort le chéquier 17 milliards d'euros.
- Sur le quoi qu'il en coûte énergétique après la guerre en Ukraine, qui était bienvenu, et nous on avait salué d'ailleurs, ces mesures, 12 milliards d'euros par Elisabeth Borne, le plan d'aide sur le carburant.
- Là, aujourd'hui, on est à 70 millions, donc c'est-à-dire que si on lisse sur une année, on sera allé à peine à 700 millions d'euros de soutien aux actifs qui travaillent.
- On voit bien que l'État s'est appauvri, on n'a plus les moyens de pouvoir soutenir tout azimut la consommation, alors même que les Français ont des problèmes de pouvoir d'achat.
- Mais on ne voulait pas, c'était un petit prisme que j'ai, mais j'ai gardé le meilleur pour la fin, parce que comme je le vois vous lire depuis tout à l'heure, le chef, Frédéric Vardon, vous qui avez toujours un regard acéré et qui galérez régulièrement avec l'État, que ce soit sur les décisions, que ce soit les aides, que ce soit les normes, comment vous regardez ce qui se passe et les 70 millions d'euros lâchés ? Pardonnez-moi, je ne suis pas tout à fait d'accord, c'est qu'on ne fait pas avec ce qu'on a, on va...
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