Retranscription des premières minutes :
- Générique Bonjour Lucas Blanevergne.
- Bonjour Maxime, bonjour à tous.
- Merci beaucoup d'être avec nous en ce samedi matin comme quasiment tous les week-ends.
- Journaliste au JDD, on se prépare j'imagine, c'est le branle-balle qu'on va dans la rédaction pour boucler le journal qu'on pourra retrouver en kiosque dès demain et bien sûr sur le site internet d'ores et déjà jdd.fr.
- Et bonjour François Coq.
- Bonjour à tous.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Analyste politique, essayiste et enseignant.
- D'abord comment vous observez, comment vous avez observé le valse quand même de l'opinion, la valse de l'opinion cette semaine parce que depuis 5, 6, 7 jours on a eu un revirement totalement délirant sur le nucléaire au premier rang desquels peut-être le plus étonnant, la présidente de la commission européenne qui a reconnu, je cite, une erreur stratégique.
- Lucas Blanevergne.
- Alors comment je le regarde, j'ai envie de le dire de manière grotesque.
- En réalité ce revirement il remonta plus loin.
- Un des pays pionniers de l'anti-nucléaire.
- Qu'était l'Allemagne a déjà effectué un revirement depuis de longs mois sur la question.
- Bien sûr ça se suit par cette déclaration d'Ursula von der Leyen.
- Mais en réalité ils sont loin d'être les seuls à faire un revirement.
- Quand on voit Emmanuel Macron fanfaronner avec son casque sur les sites nucléaires aujourd'hui, il faut tout de même rappeler les revirements de Macron.
- Macron qui, lorsqu'il était ministre, a autorisé la vente de la branche énergie d'Alstom qui fabriquait les turbines des réacteurs nucléaires.
- Macron qui, ensuite, une fois président, a annoncé la fermeture de 14 réacteurs.
- Puis qui a mis en oeuvre la fermeture de Fessenheim.
- C'était quasiment il y a 7 ans jour pour jour.
- Et qui était pourtant un site en bon état.
- Avant eux, François ira sans doute dans mon sens, mais il y avait d'autres fossoyeurs de la filière.
- On peut penser à François Hollande qui d'ailleurs aujourd'hui serait en passe de potentiellement se représenter à la présidentielle.
- En tout cas certains le murmurent comme on dit.
- Certains le murmurent.
- On verra s'il a évolué sur la question.
- Qui avait complètement lâché le nucléaire pour faire alliance avec les écologistes.
- Les écologistes dont l'ancienne ministre Dominique Voinet a été une des plus grandes fossoyeuses du nucléaire.
- Elles s'en vantent même.
- Il y a aujourd'hui des archives télé qui montrent comment elles boycottaient le nucléaire français dans les institutions européennes.
- Elles s'en vantent et ça n'a pas empêché d'être nommé en 2025 au comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.
- Donc on voit qu'en réalité, cette propagande antinucléaire, en dépit de la science, perdure.
- Elle perdure aussi du côté des associations.
- On peut penser à Greenpeace qui a d'ailleurs déjà réagi aux déclarations d'Emmanuel Macron.
- Et puis vous parliez du président de la République.
- Il était en effet avant-hier sur le chantier de Penly.
- C'est là où seront construits et sont déjà en chantier les fameux futurs réacteurs, les fameux EPR2 qui ont notamment été engagés avec cette fameuse loi qui elle aussi est controversée, le plan pluriannuel de l'énergie, la fameuse PPE3 et le président de la République a assuré que la France croît qu'elle ne fait plus ce qu'il croit, elle pratique et elle avance.
- Mon cher François Coq, comment vous regardez cette question du nucléaire ? Est-ce que vous le trouvez crédible ce revirement français ou vous mettez un peu de doute ? C'est bien beau de dire ça aujourd'hui, mais on voit bien que la parole des décideurs est contrainte et elle est contrainte par le triste spectacle de nos dépendances.
- On s'est placé en dépendance du gaz russe, ça a été révélé par la guerre en Ukraine.
- On s'est placé ensuite en dépendance du gaz naturel liquéfié américain quand madame von der Leyen a été signée sur un golfe écossais.
- C'était un accord qui prévoyait 750 milliards d'euros d'achat de GNL aux Etats-Unis.
- De gaz naturel liquéfié ? C'est ça, de gaz naturel liquéfié.
- Est-ce qu'il y a de pire en matière d'environnement ? Bien évidemment.
- On a aujourd'hui la dépendance aux hydrocarbures du Moyen-Orient qui saute aux yeux.
- Et donc pris dans cet entonnoir, quand il n'y a...
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