Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour, Lucas Planaverne. Bonjour, Maxime.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, journaliste au JDD. Et bonjour, Aminata Nyakate.
- Bonjour. Porte-parole des écologistes et conseillère de Paris.
- Vous avez observé ce sondage et vous avez eu les résultats aussi. Est-ce que ça vous étonne ? Est-ce que oui, les jeux sont déjà faits ? Ou est-ce que vous n'êtes pas à l'abri, vous, qui êtes des fins observateurs de la vie politique, de déceler quelques surprises ? Moi, j'observe ce sondage. Après, c'est une photographie à un instant T.
- Il reste encore un an pour construire une dynamique. Vous disiez tout à l'heure, la gauche, c'est à la ramasse.
- Mais je pense que le bloc libéral ne se porte pas beaucoup mieux. Et l'enseignement principal que je tire de ce sondage, c'est que la division est en tout cas un problème, tant pour le bloc central libéral que pour la gauche et les écologistes.
- Et ce qui est assez frappant, c'est de voir que même dans les hypothèses d'une gauche rassemblée, on a du mal quand même à caracoler en tête.
- Il n'y a pas des pourcentages hallucinants. On aura l'occasion d'y revenir.
- Lucas Planaverne.
- Premier regard sur ce sondage.
- Les jeux ne sont pas du tout faits. On a un an de l'élection présidentielle. La séquence n'est pas encore officiellement lancée.
- Je pense que là, il y a quelques semaines, les Français étaient surtout à choisir entre le fait de prendre le train marché ou prendre leur voiture vu le prix de l'essence. Là, depuis quelques jours, ils sont peut-être en train d'hésiter entre un ventilateur et une clim.
- Je suis pas sûr qu'ils soient tout à fait encore dans l'élection présidentielle. Maintenant, effectivement, il y a quelques leçons quand même à tirer de ce sondage qui vient confirmer des tendances qu'on observe depuis déjà plusieurs sondages qui sont réalisés sur la prochaine présidentielle. C'est les gros scores du Rassemblement national qui, dans tous les cas de figure, seraient très largement en tête au second tour. Et qu'importe le candidat, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, effectivement, les divisions au sein du Bloc central qui fait pâtir les candidats potentiels Edouard Philippe et Gabriel Attal.
- Et puis la division à gauche. Et puis ce qui est intéressant à observer, c'est que même en cas de gauche hors LFI, unis derrière, par exemple, Raphaël Glucksmann ou alors François Hollande, on voit qu'il y a tout de même un leadership qui se dégage pour Jean-Luc Mélenchon. Et puis surtout, effectivement, une gauche qui reste en deçà des scores nécessaires pour accéder au second tour.
- Aminata Nyakate, comment vous vous analysez, vous, en étant un peu, on va dire, de l'intérieur, ces scores, même avec une gauche rassemblée ? On n'arrête pas de dire que c'est la condition de la victoire. On voit quand même que ce n'est pas visiblement suffisant pour accéder au second tour.
- De l'intérieur, comment vous l'observez ? Vous dites, on a encore 11 mois d'illustration.
- Je pense qu'on a effectivement 11 mois, 10 mois pour faire campagne et pour créer une dynamique.
- Et ce qu'on observe, c'est que la société, en tout cas à l'instant de cette photographie, est divisée en trois blocs quasiment équivalents, en trois tiers.
- Et le Rassemblement international n'a qu'un seul candidat qui agrège tous ces suffrages, en tout cas.
- Et oui et non. Et la gauche, nous, on plaide, les écologistes, pour un rassemblement de la gauche.
- Autour de cette primaire.
- Mais en y incluant, vous aussi, Jean-Luc Mélenchon ? En y incluant, en tout cas, tous les partenaires de la gauche qui portent un projet écologiste et social.
- Et après, le peuple de gauche tranchera parmi les candidatures.
- Mais en tout cas, ces aventures individuelles ont un plafond de verre.
- Et ce qui est aussi intéressant quand vous parlez du Rassemblement national, c'est qu'on voit en réalité que les deux profils, ce sera début juillet, le 7 juillet précisément, pour savoir si, oui ou non, Marine Le Pen pourra faire campagne, suite à ce petit problème d'inéligibilité, on voit que les deux candidats, que ce soit Marine Le Pen ou que ce soit Jordan Bardella,...
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