Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 8h46 sur Sud Radio et dans le débat ce matin, dans le débat du samedi, avec vous amis auditeurs sur les réseaux, sur le site sudradio.fr et bien sûr sur l'application, on va s'interroger sur la climatisation.
- La climatisation, est-ce que les politiques sont en train de se vautrer dans le sujet ? On a entendu hier la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, qui a mis déjà un peu de temps à sortir du bois, nous expliquer qu'en réalité la climatisation, est-ce que ça permettrait de résoudre beaucoup de problèmes ? Elle s'est dit même affolée par entendre autant de gens plaider pour une utilisation massive de la climatisation, parce que pour elle, qu'est-ce que ça changerait ? Je cite, absolument rien, ça n'empêcherait pas les incendies, ça n'empêcherait pas les animaux de mourir notamment, et on découvre ce matin en ligne du Figaro, ce grand sondage sur la climatisation, 8 Français sur 10 en faveur de la climatisation, d'une généralisation de la climatisation, et quand on regarde dans le détail, c'est intéressant, 73% aussi des militants écologistes, d'où cette question, les politiques sont-ils en train de se vautrer sur le sujet de la climatisation ? Et pour en parler avec moi en studio et avec vous, amis auditeurs au 0826 300 300, Christophe Brudhomme, bonjour.
- Bonjour.
- Conseiller LFI de Paris, ancien porte-parole de l'Association des médecins et urgentistes de France, et Magali Vicente, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Communicante politique, j'ai d'abord envie de me tourner vers vous, Magali Vicente, la communicante politique, est-ce que oui ou non, les politiques, en face du conseiller LFI de Paris, est-ce qu'ils sont en train, oui, de se vautrer dans le sujet de la climatisation selon vous ? Ils sont en train de se vautrer.
- C'est-à-dire pas uniquement sur le fond, en fait, tout est une question de forme.
- Moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que finalement, la température, elle augmente aussi, et c'est pas juste un sujet de clim, la température, elle augmente aussi dans la relation entre les politiques et les Français, et le sujet, il est là.
- C'est-à-dire qu'en fait, on a deux discours qui ne se rencontrent jamais.
- D'un côté, on a des politiques qui restent, en fait, sur un discours structurel, avec chacun son propre logiciel, que ce soit sur la santé, l'écologie, l'autorité, le pouvoir d'achat, et donc, en fait, on est sur des mesures d'adaptation, de réformes structurelles.
- Quand, en face, on va avoir des Français qui sont dans une réaction émotionnelle, pourquoi émotionnelle ? Parce qu'ils vivent, en fait, des températures caniculaires dans des logements, dans des lieux de travail, qui vont avoir un impact, vous le disiez tout à l'heure, et votre invité le disait tout à l'heure, sur les émotions.
- Et l'émotion qui ressort le plus, encore une fois, c'est finalement l'incapacité de l'État à protéger les Français. Et cette incapacité de l'État, là, sur la notion de protection, surtout avec l'épisode judiciaire qu'il y a eu juste avant, eh bien, elle ne vient que renforcer cette vision-là, émotionnellement.
- Et donc, on a deux discours qui ne se rencontrent jamais.
- Il y a eu, en effet, les premiers jours, on va dire, un peu d'épuisement, un peu de surprise quant à la chaleur. Maintenant, ça y est, à nouveau, on se tonde vers l'État en disant vous n'avez pas su anticiper, vous n'avez pas su nous préparer à la situation.
- Vous, Christophe Prudhomme, désormais conseiller à la FI de Paris, mais surtout aussi l'ancien porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France, comment vous regardez ce débat de la climatisation ? Non, mais c'est un faux débat pour cacher les vrais problèmes.
- Et puis, bon, c'est assez irritant de dire les politiques.
- Non, non, il y a une faute depuis 23 ans.
- Les gens qui ont été au pouvoir, donc ce n'est pas tous les politiques, parce que quand on est face à un problème de ce type-là, il faut planifier un petit peu les choses.
- Et il n'y a pas eu de planification.
- Vous voyez, aujourd'hui, qu'on soit obligé d'acheter en urgence des climatiseurs qui vont...
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