Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Laurence Perrault. » « Je vous rappelle la question du jour face aux dégâts climatiques, qu'ils soient orages, tornades, incendies, grêles.
- Est-ce que notre pays va continuer de pouvoir être assuré ? Est-ce que vous, vous allez pouvoir continuer d'assurer vos maisons, vos voitures ? Est-ce que les assurances en France vont continuer à pouvoir assurer ? C'est vraiment la question du jour.
- On en parle dans notre débat avec nos deux invités, Régis Lemarchand, qui est directeur général délégué de Générali IARD.
- Vous êtes là avec nous, Régis, bonjour.
- Bonjour Laurence.
- Et Michel Fréchet, qui est de la Confédération Générale du Logement.
- Vous défendez les assurés, la question de logement également, qui deviennent inhabitables, entre autres, mais pas seulement.
- Bonjour Michel.
- Bonjour Laurence.
- Alors on va commencer, Régis, tout de suite, une petite explication.
- Qu'est-ce qu'on appelle IARD ? Et quand on parle d'assurance ? Alors ce sont les assurances de dommages, ça veut dire incendie, accident, risque d'hiver.
- Ce sont toutes les assurances qui couvrent les voitures, les maisons, les usines, par opposition à l'assurance-vie.
- La question que je pose depuis ce matin, 7h, sur l'antenne de Sud Radio, face aux dégâts climatiques, aux changements, aux extraordinaires événements, comme la tornade qui s'est passée du côté de la Loire avant-hier soir, avec des dégâts époustouflants sur certains bâtiments.
- Est-ce qu'on peut un jour, peut-être, ne plus être assuré ? Régis Lemarchand, bonjour à tous les deux.
- Je vais commencer directement avec cette question.
- Régis, peut-on encore aujourd'hui être sûr de rester assurable en France ? Alors aujourd'hui, oui, on est sûr de pouvoir rester assurable en France.
- En revanche, ce que l'on observe, c'est que le coût des catastrophes climatiques a doublé au cours des 20 dernières années.
- Et si on ne fait rien, les prévisions montrent.
- Il va probablement encore doubler au cours des 20 prochaines années.
- Et donc, d'une certaine façon, on a une responsabilité collective, c'est de maintenir l'assurabilité et l'habitabilité des territoires en France.
- Vous parlez de doubler. La facture des catastrophes naturelles est passée d'environ 2,5 milliards d'euros par an, entre 2005 à 2025, à environ 5 milliards par an.
- Et quand vous dites doubler, c'est que d'ici 2050, on pourrait même être à 10 milliards d'euros.
- Pourquoi je pose cette question sur Sud Radio ? Ce matin, Régis, tout simplement parce que c'est déjà une réalité aux Etats-Unis, et particulièrement en Californie, où il y a des zones qui ne sont plus du tout assurées.
- Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? Alors, c'est exactement l'exemple de ce qu'on ne veut pas.
- C'est des zones qui aujourd'hui, et je pense à l'incendie en Californie, qui ne sont plus assurées ou qui sont assurables à des coûts qui sont exorbitants de plusieurs milliers ou dizaines de milliers d'euros.
- Et donc, notre responsabilité collective, c'est d'éviter cela.
- Et il y a un moyen très clair sur lequel nous devons nous mobiliser, c'est la prévention.
- Mais ça veut dire qu'en Californie, il y a des zones maintenant qui ne sont plus du tout habitables, parce qu'il y a même des stars qui étaient sur cet espace qui a brûlé entièrement, qui ne veulent plus reconstruire parce que de toute façon, ce n'est pas possible d'être assuré.
- Exactement. C'est exactement le cas. C'est ce qui se passe dans certaines zones, notamment en Californie.
- Michel Fréchet, du côté des assurés, comment est-ce qu'on vit cette évolution ? Est-ce que vous sentez déjà, je ne dirais peut-être pas un refus, des tarifs qui deviennent pour certains logements trop chers ? Écoutez, du côté des assurés, même si nous n'avons pas aujourd'hui à ce niveau-là beaucoup de remontées dans le domaine du logement, il y a d'autres priorités qui passent avant pour l'instant.
- Je pense que ça ne va pas durer. Du côté des assurés, évidemment, il y a une inquiétude.
- Et ce qu'on entend aussi, c'est qu'il y a quand même des différences, de tarifs entre les assurances. Et à ce niveau-là, il y aura probablement un effort à faire dans les années à venir pour ajuster, rapprocher les différences de cotisation entre les assurances.
- Mais de toute...
Transcription générée par IA