Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 8h46 sur Sud Radio et le débat avec notre éditorialiste ce matin et vous bien sûr amis auditeurs au 0826 300 300 concerne un des candidats à l'élection présidentielle, chef du parti LR, j'ai nommé un certain Bruno Rotaillot.
- Est-il l'homme providentiel pour faire gagner la droite ? On va en discuter avec vous, Lucas Planaverde, journaliste JDD, bonjour.
- Bonjour Maxime, bonjour à tous.
- Et bien sûr le JDD qu'on retrouve demain en cosque et dès à présent sur le site internet du JDD et bonjour Carole Guillerm.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes députée Modem des Hauts-de-Seine, c'est peut-être vers vous que je vais d'abord me tourner.
- Tous les chapeaux à plumes, toute la garde rapprochée de Bruno Rotaillot l'assure, oui bien sûr c'est le candidat, ça peut être le candidat de la droite et du centre parce que ce meeting ça prouve qu'il n'est pas que la droite que certains a qualifié parfois d'un peu radical, d'un peu étriqué, ça va être le meeting.
- Il prouve son élargissement.
- Écoutez, pour le moment on attend évidemment d'avoir ces annonces, ces propositions.
- On voit une pluralité de candidats se dégager pour l'élection présidentielle de 2027 et singulièrement sur le flanc droite et centre.
- Il y en a d'autres que Bruno Rotaillot, ensuite on laissera évidemment les uns et les autres faire oeuvre de propositions.
- Et pour ce qui concerne ma famille politique, le modem, vous le rappeliez, la décision sera prise en temps utile.
- Nous ferons oeuvre de propositions avant toute chose.
- Mais Carugli, comme quand on qualifie quand même Bruno Rotaillot de potentiel rassembleur, sans dire bien sûr que vous avez envie de courir vous rallier derrière lui, j'imagine qu'il y aura quelques degrés de nuance d'ici là, est-ce que quand même vous croyez à cette capacité du chef du parti LR vraiment d'être un chef et d'aller chercher aussi bien peut-être les électeurs du modem que des électeurs un peu plus à droite mais d'être un rassembleur ? Pour le moment en tout cas.
- Les sondages ne le traduisent pas complètement puisque le candidat Bruno Rotaillot est dans un étiage de 9-10%.
- Donc on verra, la campagne est encore très longue.
- Très longue, je vous confirme, très longue.
- Ça c'est sûr.
- Lucas Planaverne, comment vous, vous regardez Bruno Rotaillot, le chef qui peut rassembler, qui peut faire gagner la droite ? Alors Bruno Rotaillot c'est quand même un candidat de droite sérieux.
- C'est-à-dire qu'il l'a prouvé par son passage au ministère de l'Intérieur.
- Où il a eu un gros bras de fer notamment sur la question algérienne qui a beaucoup fait parler.
- Où il a essayé de tenir malgré des avis pas toujours raccords avec ceux du président Macron.
- Maintenant Bruno Rotaillot, à mon avis, il souffre d'une chose qui est les errements de la droite des LR depuis des années.
- Aujourd'hui...
- C'est-à-dire ? C'est-à-dire que c'est une droite qu'on ne reconnaît plus.
- Une droite qui peine à s'assumer comme le parti de droite.
- Aujourd'hui on a tout de même le numéro 2 si on peut le dire comme ça.
- Mais Laurent Wauquiez qui s'affiche ostensiblement avec Edouard Philippe.
- Donc on voit déjà qu'au sein même du parti...
- On ne sait pas non plus un homme de gauche Edouard Philippe.
- On pourrait se dire qu'il oeuvre à ce qu'on entend partout, le fameux rassemblement des uns et des autres.
- Bien sûr mais il y a une inclinaison plutôt vers le centre quand on se dirige vers Edouard Philippe.
- Laurent Wauquiez ne s'est pas rendu à un meeting d'une personnalité plus à droite.
- Ce qui indique tout de même une tendance.
- Ce qui montre qu'au sein des Républicains tout le monde n'est pas raccord.
- Quand bien même Bruno Retailleau a été désigné par le parti.
- Donc c'est quand même un des rares candidats...
- Il est sérieusement désigné, il y a plus de 70% des voix.
- C'est un des rares candidats qui a d'ailleurs l'armement de ses militants.
- Quand d'autres, notamment à gauche, s'écharpent à...
- Est-ce qu'il faut faire une primaire, une double primaire, une triple primaire ? Pas de primaire.
- Bon, maintenant...
Transcription générée par IA