Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour, Lucas Planavergne. Bonjour, Maxime. Bonjour à tous.
- Le journaliste au JDD, merci d'être avec nous ce matin. Et bonjour, Aminata Nyakate.
- Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Vous êtes porte-parole des écologistes et conseillère de Paris.
- Première question que je livre à tous les deux. Est-ce que, oui ou non, vous, en tant qu'observateur, en tant que participant à la vie politique à différents niveaux, en la commentant comme vous, Lucas Planavergne, est-ce que vous faites encore, c'est vrai, la différence entre des personnalités droites et des personnalités du centre ? Je pense que les électeurs de droite ont envie de faire la différence, en tout cas. Et c'est sûr qu'ils ne s'y retrouvent plus beaucoup.
- Quand on lit les propos de Michel Barnier ce matin, il est fidèle à lui-même, mais il relance un débat qui me semble très daté, qui me semble... Enfin voilà, moi, je suis jeune, mais la droite et le centre, c'est une expression qui me semble complètement désuète aujourd'hui.
- En réalité, avant de s'entendre avec le centre, la droite...
- La droite devrait s'entendre avec la droite. Ce serait quand même la meilleure des choses.
- Aujourd'hui, la primaire des Républicains, franchement, on comprend pas grand-chose à son utilité.
- Une primaire ouverte... Quand on me dit « primaire ouverte », moi, je pense qu'en fait, c'est ouvert pour les candidats, mais en fait, c'est ouvert pour les adhérents ou les sympathisants. C'est-à-dire qu'il y a plein de personnalités de droite.
- Je pense à David Lysnard, par exemple, qui a quitté les Républicains très récemment, qui ne pourront pas participer à cette primaire.
- Donc avant de s'entendre avec le centre comme l'a fait, par exemple, quelqu'un qui est à l'Élysée depuis maintenant, de Mandac et Emmanuel Macron, en faisant justement l'alliance de tous les centres, la droite devrait très clairement se regarder en face et s'allier déjà avec elle-même.
- Oui, ça, ce serait en effet déjà un bon départ. Est-ce qu'aujourd'hui, en tant qu'électeur de droite ou électeur de ce camp-là, vous faites la différence entre la droite et le centre ? Vous êtes électeur centriste. Vous trouvez qu'il y a trop de porosité ? Vous êtes électeur de droite. Vous trouvez qu'on cherche trop ou que certains cherchent trop à se rapprocher du centre ? Vous nous passez un coup de fil. 0826 300 300.
- Aminata Nyakate, est-ce que vous rejoignez Lucas Planever ? Est-ce que vous, en tant que porte-parole des écologistes et conseillère de Paris, vous arrivez encore à faire la différence entre la droite et le centre ? En tout cas, ça fait 10 ans qu'ils gouvernent ensemble, la droite et le centre. Ils ont fait campagne ensemble au municipal à Paris.
- Ils votent les budgets ensemble. Ils ont la même vision austéritaire sur les questions économiques, la croissance à tout prix, sur les services publics. Ils ont un peu la même vision de restrictions budgétaires, les mêmes reculs environnementaux.
- Donc pour moi, c'est un peu bonnet blanc et blanc bonnet.
- Mais sachant qu'il y a tout un débat qu'on voit actuellement qui se transforme en règlement de compte médiatique un peu partout, j'évoquais des personnalités de droite plutôt connues des Français. Apprécier, c'est une autre question.
- Mais Valérie Pécrèges, Jean-François Copé, qui se sont quand même distingués en disant « Attention, aujourd'hui, on est en train de voir du côté du parti Les Républicains, auxquels ils appartiennent encore, certaines porosités.
- C'est qu'une partie de la droite un peu trop dure. Est-ce que c'est pas ça, en réalité, qui se joue là, Lucas Planaverne ? Quand on lit Michel Barnier, on a l'impression que lui a toujours été une personnalité, en fait, avec des tendances droites, mais qu'il a toujours voulu parler au centre, pour ne pas dire au centre-gauche.
- Bien sûr. Non mais que des cadors. Jean-François Copé, qui a fait moins d'un pour cent à la dernière primaire des Républicains.
- Valérie Pécrèges, qui a fait moins de 5 pour cent à la présidentielle. Donc c'est sûr que c'est leur stratégie qui sera payante pour la droite en 2027.
- Plus sérieusement, je pense que l'électeur de droite et le politique...
- Le politique de droite n'a pas...
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