Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Lara Tchékov. Bonjour Maxime.
- Journaliste au JDD qu'on retrouve d'ores et déjà, bien sûr, sur les sites Internet, mais demain en kiosque pour suivre l'actualité.
- Et Brice Socol, bonjour. Bonjour Maxime.
- Politologue et co-auteur de votre dernier livre « L'écharpe et les tempêtes », c'est aux éditions de l'Aube, et ça concerne les municipales.
- On n'en parle pas, je crois, aujourd'hui. On n'en parle pas. Règle de l'art comme oblige.
- Mais si avant de voter, on veut s'engouffrer dans une petite librairie et avoir un bon livre sur le sujet, c'est celui-ci qu'il faut acheter.
- C'est débat, messieurs et mesdames, sur ce sujet qui, ça y est, arrive tout doucement sur quelques tables devant, en tout cas sur le devant de l'actualité.
- Est-ce que, quand vous avez lu un peu cette interview, cet échange avec Thierry Lhermitte, qui assume de dire « Oui, les boomers », et c'est le gros mot pour choquer, pour interpeller un peu, est-ce que, ça y est, on va tout doucement regarder le problème, si c'en est un, des retraites et des retraités en face Brice Socol ? Non mais, pour moi, il y a deux sujets. Alors permettez-moi, je vais citer Sébastien Lecornu. Est-ce que j'ai droit ? Oui, vous avez le droit.
- J'ai le droit.
- Il a dit le 13 janvier « Le défi démographique est pratiquement un sujet de campagne présidentielle ».
- Mais pratiquement, oui.
- Pratiquement. Non, il a raison. Vous savez qu'une personne sur trois sera âgée de plus de 60 ans d'ici 2030.
- Donc c'est le vieillissement de la population conjugué à la baisse des naissances, mais évidemment en péril de notre protection sociale et notre modèle économique.
- Donc il y a un sujet politique. Mais au-delà de ce sujet politique, moi, j'aimerais juste faire une petite parenthèse.
- C'est qu'il y a un sujet...
- Un sujet avec ce terme de « boomer », sociologique. Vous savez, selon la génération à laquelle on appartient, est-ce qu'on a tous le même imaginaire ? Est-ce que vous et moi, on a le même imaginaire sur les services publics, sur le commerce, sur le climat, sur l'environnement ? Moi, je crois pas. Et vous savez, est-ce qu'on parle tous la même langue, suivant les générations auxquelles on appartient ? Ça, c'est sûr que non.
- Moi, je ne crois pas. Je crois que finalement, les disparités ne sont pas tant spatiales...
- ...et matérielles. Elles sont générationnelles. Il y a un vrai sujet là-dessus, sur les imaginaires, les imaginaires politiques, les imaginaires culturels, économiques.
- Dans cette conversation, le terme « boomer », c'est qu'à un moment, dans cet entretien qu'on avait envie un peu de mettre en exerce ce matin pour avoir un débat intéressant avec vous et avec nos auditeurs, au 0826 300 300, c'est qu'il le dit à un moment dans une relance. Il le dit. « Nous, les boomers » donc il se qualifie lui-même de « boomer » — « avons fait » dit-il, pardonnez-moi l'expression ce samedi matin « fait chier nos parents comme nos enfants ». C'est la vérité.
- Et puis nous avons profité d'une période incontestablement prolifique. Voilà. Ça, c'est la réalité. Est-ce que vous pensez, Lara Tchékov, que là, ce n'est qu'un entretien, mais que dans les prochains mois, à l'aune de la fameuse campagne présidentielle, puisque le corps nu, le Premier ministre dit que c'est presque un débat présidentiel, on va réussir à aborder ce sujet honnêtement, en tout cas frontalement ? Sur le sujet de la natalité, effectivement, on vit dans un monde polarisé, anxiogène. C'est une surprise pour personne. Aujourd'hui, les jeunes trentenaires, des figures publiques peuvent être assassinées pour leurs idées. Je pense à Charlie Kirk, je pense à Quentin Deranque. Il n'y a jamais eu d'évolution positive en ce sens.
- On vit dans un monde où ces jeunes trentenaires sentent la fragilité de nos institutions. Je vous rappelle qu'on vient de traverser quasiment une crise de régime et qu'ils entendent parler, au-delà de ça, d'un changement de civilisation. Donc en fait, comment ne pas être troublés quand l'avenir ressemble en fait à une succession d'alertes ? Comment donner à ces jeunes l'envie de faire des enfants ? Donc en fait,...
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