Retranscription des premières minutes :
- Retrouvez la force de l'engagement avec AJP, épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé.
- Sud Radio, la force de l'engagement, 15h, 15h30, Muriel Reus.
- Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous pour la force de l'engagement, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger la société.
- Aujourd'hui, je reçois Hélène Roger, directrice du plaidoyer, elle travaille depuis 20 ans sur les enjeux de santé sexuelle, de prévention, du VIH, au sein de CIDACTION, en France comme à l'international.
- Mais avant d'ouvrir notre conversation, comme chaque semaine, mon édito, et je vous propose aujourd'hui de nous engager contre les masculinistes en prenant la mesure d'une dynamique sociale qui aujourd'hui produit des effets toxiques mesurables sur la sexualité, le consentement et la santé publique.
- Le masculinisme n'est ni marginal ni nouveau, c'est un courant anti-féministe structuré, ancien, protéiforme, qui va des groupes de pères séparés aux incels, des cauches de séduction aux influenceurs virilistes, jusqu'au discours de l'extrême droite.
- Le point commun du masculinisme n'est pas la diversité de ses formes, mais la constance de son récit.
- Présenter l'égalité comme une injustice faite aux hommes.
- Les données publiques et publiées par CIDACTION tout dernièrement et OpinionWay sont sans appel.
- Elles montrent...
- Un réel malaise masculin profondément instrumentalisé.
- Un homme sur deux estime que la société s'acharne contre lui, et près de 58% jugent que le féminisme va trop loin.
- Le masculinisme opère un glissement décisif.
- Il transforme un sentiment de perte de repère en discours de domination et une recomposition des rôles sociaux en rhétorique victimaire.
- Il ne dit pas aux hommes le monde change, il leur dit on vous vole quelque chose.
- Il ne parle pas d'égalité, il parle de déclassement, de dévirilisation.
- Il ne parle pas d'égalité, il parle de déclassement, de dévirilisation, de menace.
- Et cette vision, bien sûr, n'est pas sans conséquence.
- Elle pèse directement sur la manière dont une partie des hommes vivent leur sexualité.
- 64% d'entre eux déclarent ne plus savoir ce qu'ils ont de droit de dire ou de faire dans leur relation sexuelle.
- 57% estiment que l'on parle tellement, tellement du consentement que cela finit par culpabiliser les hommes.
- 38% considèrent qu'un homme ne peut être tenu responsable si une femme ne dit pas explicitement non.
- Et le lien...
- ...avec la santé sexuelle est encore plus préoccupant.
- Plus d'un homme sur quatre affirme se sentir plus puissant lorsqu'ils n'utilisent pas de préservatifs.
- Et un quart d'entre eux estiment que les femmes doivent respecter le choix des hommes qui refusent d'emporter.
- Alors ces chiffres, ils dessinent beaucoup de choses.
- Mais ils dessinent aussi un recul de la prévention, une prise de risque délibérée, revendiquée et une confusion dangereuse entre virilité et transgression.
- Et ce phénomène touche en priorité les plus jeunes.
- 66% des 16-34...
- ...connaissent au moins un influenceur masculiniste.
- 37% d'entre eux s'exposent à leur contenu.
- Près de 20% de façon régulière.
- Et 43% déclarent y adhérer.
- Alors évidemment, s'engager contre le masculinisme, ce n'est bien sûr pas s'engager contre les hommes.
- Mais c'est refuser qu'une idéologie antiféministe vienne fragiliser la prévention, le consentement et la sécurité des femmes, comme celle des hommes.
- C'est rappeler que la liberté sexuelle n'existe pas...
- ...et que la virilité n'est pas un permis de transgresser, ni un droit à l'irresponsabilité.
- Sud Radio, la force de l'engagement, Muriel Réus.
- Aujourd'hui, dans la force de l'engagement, je donne la parole à Hélène Roger, responsable du plaidoyer de Sidaction.
- Merci beaucoup d'être avec nous, Hélène.
- Nous allons parler de santé publique, de prévention, de sexualité, mais aussi de discours masculinistes toxiques qui inondent les réseaux.
- Et qui ont des conséquences très concrètes sur les comportements et la prévention.
- Bonjour Hélène.
- Bonjour, merci pour l'invitation.
- Alors, Sidaction a commandé, à l'automne 25, une étude à Opinion Way, dans ce contexte très particulier, qui est la remontée des discours masculinistes en ligne, avec une baisse du visage du préservatif sur les jeunes hommes, et une inquiétude croissante par rapport au consentement.
- Quel a été, vous, en tant que responsable du plaidoyer, le vrai système, le premier système d'administration, d'alerte en découvrant les résultats de l'étude ? Alors, je dirais que l'alerte, elle a été avant...
Transcription générée par IA