Retranscription des premières minutes :
- Retrouvez la force de l'engagement avec AJP, épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé.
- Sud Radio, la force de l'engagement, 15h, 15h30, Muriel Reus.
- Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous pour la force de l'engagement, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger la société.
- Ce matin, je reçois Sarah El Haïry, ancienne ministre déléguée chargée de l'enfance, de la jeunesse et des familles.
- Et aujourd'hui, commissaire à l'enfance, mais avant d'ouvrir cette conversation, comme chaque semaine, je vous propose mon édito.
- Et parce que l'enfance mérite qu'on s'y engage pleinement, je vous propose de nous engager pour elle.
- S'engager pour l'enfance, c'est d'abord accepter une évidence. Un enfant n'a pas de pouvoir, pas de tribune, pas de réseau, il n'a que nous.
- Jeudi dernier, c'était la journée mondiale de l'enfance, une journée instituée par les Nations Unies en 1954 et célébrée chaque 20 novembre, date anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant.
- 70 ans plus tard, ces droits devraient être acquis, solides, indiscutables, non négociables. Ils ne le sont toujours pas.
- En France, chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles.
- Toutes les 3 minutes, un enfant subit un inceste, un viol ou une agression sexuelle.
- Un quart des violences intrafamiliales sur mineurs sont de nature sexuelle.
- Et dans les foyers, où une femme est victime de violences conjugales, 143 000 enfants vivent dans la peur et l'insécurité.
- Dans le sport, c'est un enfant sur 7 qui subit une forme de violence.
- Les enfants en situation de handicap ont 3 fois plus de risques d'être victimes.
- Et le 119 a traité l'an dernier près de 49 000 situations d'enfants en danger ou en risque de l'être.
- Face à ces chiffres, on pourrait expérer une réponse claire, solide, protectrice.
- Mais la réalité dit autre chose.
- Des milliers d'enfants ne sont toujours pas crus.
- Et dans trop de dossiers, celles qui tentent de les protéger deviennent elles-mêmes des accusés.
- Des mères signalent, alertent, demandent de l'aide et se retrouvent parfois en garde à vue, parfois condamnées.
- Parce qu'elles ont osé mettre leur enfant à l'abri.
- Certaines vont jusqu'à perdre l'autorité parentale conjointe pour non-représentation d'enfants, comme si protéger était une manipulation.
- Des enfants, tant que l'enquête n'est pas terminée, peuvent être confiés au père mis en cause ou placés à l'aide sociale à l'enfance.
- Dont chacun connaît les déficiences, instabilités, manque de moyens, manque de suivi.
- Ce renversement où la protection maternelle est interprétée comme une faute est l'un des angles morts les plus violents de notre système.
- Et comme si cela ne suffisait pas...
- Un autre front est ouvert, celui du numérique et du harcèlement en ligne.
- Les conséquences sont profondes.
- 48% des enfants développent de l'anxiété.
- 44% perdent confiance en eux.
- 27% présentent des troubles du sommeil ou de l'alimentation.
- Et dans les formes les plus graves, ils décrochent scolairement et présentent des symptômes dépressifs.
- Et ce qui vaut pour le harcèlement, vaut aussi pour le pire.
- Sur les réseaux, les prédateurs avancent plus vite que nos institutions, avec les mêmes conséquences dévastatrices.
- Des enfants piégés, traqués, sexualisés.
- Avant même que les adultes aient compris ce que leur arrive.
- Et puis, dans l'espace public, une autre dérive s'installe.
- Restaurant adulte only, café no kids, une culture du rejet qui transforme les enfants en nuisance.
- Et quand un enfant n'est pas visible, quand il n'est pas cru, il devient effectivement un dérangement.
- L'enfance doit être une priorité politique.
- S'engager pour l'enfance n'est pas seulement protéger.
- C'est lui rendre sa place, sa voix, sa visibilité.
- C'est faire du 119 un réflexe.
- C'est exiger de la part des plateformes des obligations réelles.
- C'est s'assurer que toute personne au contact d'un enfant...
- soit irréprochable.
- C'est renoncer, refuser.
- Les renoncements, les angles morts, les lenteurs, les silences.
- L'enfance est un territoire fragile.
- Nous sommes tous d'accord.
- Nous devons tous être d'accord et unanimes sur cela.
- C'est un territoire que l'on doit défendre sans compromis et sans délai.
- Sud Radio, la force de l'engagement.
- Muriel Reus.
- Aujourd'hui, dans la force de l'engagement, je donne la parole à Sarah El Haïry, ancienne ministre de l'Enfance et actuelle ministre...
- Pardon, commissaire à l'Enfance.
- Bonjour,...
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