Virginie Lambert Ferry : "le numérique est un enjeu de démocratie"

Les start-ups françaises proposent des solutions à des problèmes majeurs et servent l’intérêt général, estime Virginie Lambert Ferry, directrice générale d'Aix-Marseille French Tech.

Virginie Lambert Ferry, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une".

Virginie Lambert Ferry était l’invitée de l’émission "C’est à la une" le 11 octobre 2019 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"La technologie permettra de résoudre des problèmes d’intérêt général"

"Aix-Marseille French Tech, c’est 900 start-ups sur un territoire très dynamique, et qui s’intéressent à pas mal de domaines. Elles inventent des solutions pour la santé, les personnes âgées, l’environnement avec la pollution dans les océans… La technologie sera ce qu’on en fera. Autant la construire avec des start-ups qui permettent de résoudre des problèmes d’intérêt général. C’est ça qu’on a voulu valoriser", a déclaré Virginie Lambert Ferry.

Et les exemples ne manquent pas. "À Aix-Marseille French Tech nous avons par exemple une start-up qui a inventé un chariot de télémédecine dont seront équipées les infirmières, et qui va permettre de lutter contre les déserts médicaux. Une autre start-up a élaboré un site d’annonces immobilières pour les personnes qui cherchent un logement adapté. À ce jour, il n’existe pas d’agence immobilière qui permette de chercher ce type de logement. Ou encore la start-up Ombrea, qui a inventé des ombrières intelligentes qui permettent de mesurer l’hydrométrie et d’adapter l’arrosage des cultures en fonction du soleil".

"La tech est un enjeu de démocratie, de souveraineté, de participation citoyenne"

"Je pense que la jeune génération est animée par cette idée d’intérêt général et de sens qu’ils vont porter. Il y a plein de gens qui ont des solutions pour gagner du pognon et rémunérer les actionnaires, et ce n’est pas incompatible d’ailleurs. Aujourd’hui, on peut essayer de monter des start-ups qui vont se vendre partout dans le monde, comme BlaBlaCar. C’est une start-up qui est aujourd’hui valorisée 1 milliard d’euros. Ce n’est pas une manière de faire de l’intérêt général, ça ?"

Pour Virginie Lambert Ferry, les hommes politiques doivent s’intéresser à la French Tech. "On va amener les décideurs politiques à s’intéresser à nos start-ups. Il faut déjà que les décideurs politiques prennent la mesure que le numérique est un enjeu de démocratie, de souveraineté, de participation citoyenne. Je pense que si nos politiques sont à la mesure de ça, ils seront plus à même d’expliquer un peu mieux et de penser ce monde de la tech". La mission de Virginie Lambert Ferry est aussi de créer des passerelles entre les start-ups et d’autres acteurs de la vie économique. "La tech est aujourd’hui dans une forme d’entre-soi. C’est précisément pour ça qu’on a voulu construire des ponts avec des milieux différents comme le milieu de la culture. Ce sont des milieux qui ne se parlent pas du tout".

 

Cliquez ici pour écouter "C'est à la une" avec Patrick Roger

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !