Ligne grande vitesse Toulouse-Bordeaux : "Dans ce pays, une seule personne prend les décisions : Emmanuel Macron"

Ligne grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux : l’Occitanie se mobilise pour que l’État s’engage financièrement. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie (PS), était l’invitée de Patrick Roger le 28 avril dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, demande des chiffres et des faits sur le financement des futures lignes LGV. (Pascal Pavani / AFP)

"Nous avons besoin de ces deux LGV"

En colère, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie (PS), a signé un appel commun avec le maire de Toulouse. C’est en effet dans la presse qu’elle dit avoir appris que l’État allait financer la ligne Marseille-Nice, et donc oublier les LGV Montpellier-Perpignan et Bordeaux-Toulouse. "Je ne suis pas en colère, je suis déterminée, précise-t-elle. 60% des Français qui sont à plus de 4 heures de Paris sont des Occitans et de Catalans. Il y a là une vraie injustice, car l’Occitanie est la région la plus éloignée de Paris et de Bruxelles."

"Nous avons besoin de ces deux LGV, Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan, pour la grande vitesse et aussi augmenter les transports du quotidien et le fret ferroviaire", souligne Carole Delga. Une pétition à ce sujet a été lancée dans la Dépêche du midi. Qu’en disent le ministre des Transports et Matignon ? "Je rappelle qu’en 2017, nous devions faire l’enquête publique pour le premier tronçon Montpellier-Béziers. Nous devions travailler sur le plan de financement. Pendant trois ans, rien ne s’est passé, nous n’avons même pas pu avoir de réunion."

Plus de trains le matin, et plus de fret

"Là, avec Jean Castex, depuis six mois, il y a des réunions, mais qui n’avancent pas. Mais j’apprends par la presse que 1,4 milliard d’euros sont consacrés à Marseille et Nice, s’insurge la présidente de la Région Occitanie. Nous, nous ne connaissons pas la participation de l’État, ni celle de l’Europe, car il y a 20% de participation européenne."

"Je demande qu’il y ait de la considération pour les hommes et les femmes de l’Occitanie, un montant donné sur les engagements de l’État. Nous sommes dans un pays où une seule personne prend les décisions, c’est Emmanuel Macron. C’est comme cela que ça se passe. J’invite le président de la République à venir en Occitanie. Nous l’accueillerons avec respect, mais avec la détermination des chefs d’entreprise, des acteurs culturels, sportifs, des citoyens. Ils doivent pouvoir avoir plus de trains le matin pour se rendre à leur travail. On doit favoriser le fret ferroviaire pour que l’on soit relié en moins de 4 heures à Paris."

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